Le Comité recommande au Gouvernement de renforcer les activités de sensibilisation de la population sur l’importance des parents pour le développement de l’enfant et de mener des réflexions sur les stratégies à prendre au niveau familial ou communautaire pour limiter cette délégation de responsabilité parentale ou cet abandon d’enfants à eux-mêmes ou à des personnes qui ne peuvent pas assurer leur bien-être. Article 21 PROTECTION CONTRE LES PRATIQUES CULTURELLES NEFASTES Le Comité se félicite qu’au Rwanda le phénomène de mutilations génitales n’existe pas mais constate que celui de mariage précoce existe. Le Comite recommande à l’Etat partie de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éradiquer toutes sortes de pratiques traditionnelles ou culturelles néfastes à la santé et au bon développement de l’enfant notamement par : - - La sensibilisation de la population ; L’implication les leaders traditionnels et religieux dans la lutte contre ces pratiques ; L’adoption et la mise en application de dispositions législatives et pénales pour punir les auteurs ou complices et la formation des magistrats et agents de l’ordre ; La mise en place des lignes vertes et des brigades de denonciation. Article 24 : ADOPTION Le Comité félicite le Gouvernement, pour les dispositions réglementaires prises relativement à l’adoption des enfants en vue de préserver leurs droits et leur bien-être dans leur statut d’enfant adopté. Cependant, le Comité constate une absence réglementaire des procédures d’enquête sur l’adoptant et d’analyse poussée des cas, surtout que l’officier de l’état civil devant lequel l’adoption est faite n’a qu’un rôle passif. En outre le Comité note que, bien que le Gouvernement n’ait pas encore ratifié la Convention de la Haye sur l’adoption internationale, les adoptions internationales existent. Le Comité recommande à l’Etat Partie d’améliorer les textes relatifs à l’adoption pour une meilleur prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant et de ratifier la Convention de la Haye relative à l’adoption. Article 31 : RESPONSABILITES DES ENFANTS Le Comité note avec satisfaction la prise en compte par le Gouvernement, des dispositions de la Charte dans la définition des responsabilités de l’enfant, vis-à-vis des parents, des personnes plus âgés et de ses camarades, de sa communauté locale et nationale ainsi que de toute l’Afrique. Il note également que le Gouvernement soutien les principes d’éducation au respect des parents et des autres, « dans la culture rwandaise où l’enfant doit obéissance totale envers ses parents et les personnes plus âgées, où l’enfant doit obéir aux ordres de ses parents ou de son tuteur », laquelle obéissance s’étend à ses éducateurs à l’école et à ses camarades. 8|Page

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