Page 8 25. Le Comité prend note avec satisfaction des efforts déployés par l'État partie pour accroître l'accès aux loisirs et aux activités culturelles. Toutefois, le Comité note avec préoccupation l’inexistence d’une politique publique pour la promotion des loisirs, des activités culturelles et récréatives pour les enfants, l’inexistence des équipements et des infrastructures de loisirs dans les villes et les villages, l’inexistence des installations de loisirs dans les communautés rurales. Le Comité encourage donc l’État partie à adopter une politique culturelle à mettre en œuvre sur toute l’étendue du territoire, à créer des centres de loisirs accessibles à tous dans toutes les îles et communautés rurales des Comores, et à organiser des festivals culturels pour les enfants afin de permettre à chaque enfant de découvrir la richesse culturelle des Comores. L. Mesures spéciales de protection i. Sur le travail des enfants 26. Le Comité note avec une grande préoccupation que le travail des enfants est répandu dans les Comores. Les enfants comoriens sont soumis à un travail forcé dans le pays, en particulier dans l’île d’Anjouan, dans le commerce ambulant et de marché, dans la cuisson, la pêche et l'agriculture. En outre, les familles pauvres placent leurs enfants dans des familles riches pour servir de domestiques sans avoir de salaire. Le Comité recommande vivement à l'État partie d'élaborer et de mettre en œuvre le plan d'action national contre les pires formes de travail des enfants. Il recommande en outre à l’État partie d’assurer l’application des lois du travail existantes en concevant des mécanismes de suivi. Le gouvernement est encouragé à réglementer et à superviser les secteurs formel et informel afin de protéger les enfants contre l'exploitation économique. ii. Sur les enfants en conflit avec la loi 27. Le Comité félicite l’État partie pour la création de tribunaux pour mineurs. Toutefois, le Comité note avec une grande préoccupation que ces enfants sont emprisonnés avec des adultes. Cette situation compromet leur réhabilitation et leur développement. Le Comité note également avec inquiétude qu’il n’existe pas de programme clair visant à réhabiliter les enfants dans les centres de détention. Des cas de mineurs sont également entendus en public. Par conséquent, le Comité invite l'État partie à: a. Mettre en place un système de réhabilitation pour les enfants dans les prisons; b. Considérer les cas de mineurs en privé; c. Créer un centre de détention séparé pour les enfants et fournir les installations nécessaires aux prisons accueillant les enfants; d. S’assurer que les enfants ne sont pas victimes d'abus dans les prisons;

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