Page 5 donc à l’État partie de fournir les informations nécessaires, notamment les informations relatives à leurs droits en vertu de la présente Charte, aux enfants dans tous les domaines dans leur propre langue en utilisant tous les moyens de communication possibles. 17. Le Comité note avec préoccupation que le droit des enfants à la liberté de religion n'a pas été reconnu par le système juridique comorien. Par conséquent, le Comité recommande que les enfants bénéficient de la liberté de pensée et de religion. Le gouvernement devrait créer un équilibre entre la responsabilité parentale et la liberté de pensée, de conscience et de religion chez les enfants. Le Comité recommande au gouvernement des Comores de proscrire les lois et les pratiques qui limitent la liberté de pensée, de conscience et de religion. Il recommande également à l’État partie d’organiser des campagnes de sensibilisation nationales afin de sensibiliser la société sur l'article 9 de la Charte. F. Protection contre les abus et la torture 18. Le Comité reconnaît les efforts déployés par l'État partie pour protéger les enfants contre les abus et la torture. Toutefois, le Comité note avec préoccupation que les châtiments corporels sont toujours infligés aux enfants dans les milieux familiaux et scolaires. Le Comité note avec une grande préoccupation que le Code pénal de l’État partie légalise les châtiments corporels infligés aux enfants en milieu familial ou scolaire en tolérant l’usage des corrections « légères ». Le Comité souhaite clarifier que la CADBE interdit toutes les formes de châtiments corporels indépendamment de la fréquence ou de la gravité de la peine infligée. Par conséquent, le Comité recommande vivement à l'État partie de: a. Interdire les châtiments corporels dans tous les milieux, notamment en famille, à l’école et dans d'autres établissements de soins alternatifs; b. Amender la disposition du code pénal qui légalise les châtiments corporels en milieu familial et scolaire et de proscrire les châtiments corporels sous le régime juridique comorien; c. Proscrire explicitement toutes les formes de châtiments corporels du Code pénal et d’infliger des sanctions aux personnes qui les pratiquent à l’égard des enfants; d. Sensibiliser la société sur la parentalité positive et à la discipline des enfants. G. Sur la protection de la famille 19. Le Comité se félicite de l’initiative pilote de transfert d’argent (virement en espèces) pour soutenir les familles les plus vulnérables. Le Comité recommande à l'État partie de renforcer et de mettre largement en œuvre le programme de transfert d'argent

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