partie à s'acquitter de son obligation d’établissement de rapport en vertu de la Charte en
envoyant ses rapports périodiques dans les délais. Le Comité félicite l'État partie pour le
processus de concertation auquel il a eu recours lors de l'élaboration du rapport initial et
l'encourage à renforcer une participation des enfants pour la rendre plus significative,
ainsi que celle des Organisations de la Société Civile et des autres parties prenantes à
la préparation des rapports ultérieurs de l’État partie. S'appuyant sur le processus de
concertation, le Comité recommande à l'État partie de s'employer à diffuser largement le
contenu de ces Observations finales auprès des enfants et de toutes les parties
prenantes, et d'élaborer un plan d'action sur la mise en œuvre des Recommandations en
collaboration avec toutes les parties prenantes.
Mesures législatives
5. Le Comité félicite l'État partie pour les mesures législatives qu'il a prises, notamment
la récente ratification de la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la
coopération en matière d'adoption internationale et la promulgation du Code de l'enfant.
Le Comité se félicite également de l'élaboration de la politique nationale de protection de
l'enfant ainsi que de la révision en cours de diverses Lois pour les harmoniser avec la
Charte. Le Comité recommande à l'État partie d'allouer des ressources humaines et
financières suffisantes à la mise en œuvre du Code de l'enfant et de la Politique nationale
de protection de l'enfant et l’encourage à accélérer la révision des Lois indiquées dans le
rapport de l'État partie.
Dispositif institutionnel et allocation budgétaire
6. Le Comité note que le Ministère de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité
Nationale, des Personnes Handicapées et des Personnes âgées est le principal Ministère
chargé des questions relatives aux droits de l'enfant et de nombreuses autres questions.
Le Comité recommande à l'État partie de veiller à ce que les questions relatives aux droits
de l'enfant ne soient pas occultées par les multiples fonctions du Ministère et de mettre
suffisamment de ressources à la disposition de la Direction chargée des droits de l'enfant
au sein du Ministère pour lui permettre de mettre en œuvre la Charte de façon effective.
En outre, le Comité encourage l'État partie à appliquer une budgétisation et une
absorption budgétaire adaptées aux enfants, y compris sur les fonds des donateurs.
Considérant que les investissements en faveur de la santé et de la protection sociale des
enfants restent faibles au Bénin, le Comité recommande à l'État partie de donner la
priorité aux enfants et d'augmenter le budget alloué aux secteurs œuvrant dans le
domaine des droits et du bien-être de l'enfant.
La coordination
7. D'après le rapport de l'État partie et les délibérations qui ont suivi l'examen du rapport
de l'État partie, le Comité observe que le Ministère de la Famille, des Affaires Sociales,
de la Solidarité Nationale, des Personnes Handicapées et des Personnes âgées est
chargé des questions relatives aux droits de l'enfant et qu'il a une cellule nationale de
coordination et de suivi pour la protection de l'enfant; et que le Ministère de la Justice, de
la Législation et des Droits de l'Homme traite également des questions relatives aux droits
de l'enfant principalement du point de vue de la législation et des politiques et héberge la
Commission Nationale des Droits de l'Enfant. Divers Ministères traitent également des
droits des enfants inscrits dans la Charte. Dans de tels cas, le Comité estime qu'une
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