On les appelle les VBG, violences basées sur le genre. Elles sont d’ordre psychologique et physique. A Kankan, le phénomène persiste à travers notamment les violences verbales dont souffrent les femmes au quotidien. Jeanne Condé est la directrice du centre d’autonomisation des femmes. « Ce phénomène nous le vivons au quotidien. Nous sommes dans une société qui n’est pas facile à gérer. Donc on essaye de s’accommoder, de faire mieux, de ne pas trop subir de violence. Je dirai que chez nous les violences sont plutôt verbales, ensuite physique. Il suffit d’un petit rien, les mots sortent et puis ça choc. La violence physique existe également, mais j’ai l’impression que cela à tentante à diminuer. ¨Parce que les gens évoluent. Ils savent qu’en parlant, ça permet d’éviter certains problèmes que de se jeter l’un sur l’autre ». Des efforts ont été et continuent d’être fournis notamment par des organisations de la société civile pour tenter d’enrayer le phénomène. Et des progrès il en a selon la directrice du CAF. « Des ONG font le plus souvent des sensibilisations. J’ai eu à travailler avec certaine d’entre elles. Ils arrivent à les aborder certains sujets sans souci. Avec leurs différentes actions, on se rend compte qu’il y a des problèmes qu’on peut régler sans aller au commissariat. » Pour venir à bout du phénomène madame Jeanne Condé directrice générale du centre d’autonomisation des femmes de Kankan pense plutôt qu’il faut accroitre les sensibilisations et favoriser le dialogue au sein des couples. « Il faut continuer de sensibiliser les gens pour qu’ils sachent se retenir. Se contenir souvent de prononcer des mots qui choquent. De dialoguer car se jeter sur une femme car on a la force pour la battre n’est pas une solution. Mais c’est récurent il y a des femmes vraiment qui subissent cela. » Enfin il faut noter que selon les statistiques actuelles, une femme sur trois est victime de violence physique ou et sexuelle et une femme sur deux est assassinée ou torturée par sa famille ou son partenaire. http://www.kababachir.com/25-novembre-a-kankan-les-vbg-persiste-meme-sil-y-a-du-progres-dixit-jeanne-conde-directrice-du-centre-dautonomisation-des-femmes/ Enfants en conflit avec la loi Recommandation 45. Le Comité encourage l’Etat à envisager la mise en place de tribunaux pour enfants dans toutes les régions du pays. Le Comité recommande l’examen des affaires concernant les enfants à huis clos, la séparation des enfants qui sont privés de leur liberté des adultes avant et après la procédure judiciaire et prévoir des peines non privatives de liberté pour les enfants. Le Comité recommande que l’État partie se réfère aux directives relatives à une action en faveur des enfant dans le système de justice en Afrique en prenant les mesures nécessaires pour rendre le système de justice approprié pour les enfant et leur bien-être 174. Le nouveau code de l’enfant a étendu les attributions et les compétences des juridictions pour mineurs à toutes les infractions concernant les enfants de toutes catégories d’âge. Par ailleurs, les mesures suivantes ont été prises : - Mise en place progressive des parquets spécialisés pour les enfants Formations continues des juges pour enfants sur les mesures alternatives à la détention. Formations des jeunes magistrats sortants sur la justice des enfants, et les juridictions pour enfants Réalisation d’une étude de faisabilité du Travail d’Intérêt Général (TIG) en Guinée(par la Fondation Terre des hommes). Création par le Ministère de la justice de la Direction nationale de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse. Formation des magistrats, notamment les Juges des enfants sur le rôle du Juge de l’application des peines courant Octobre 2019. 56

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