certitude que l'embryon ou le fœtus est atteint d'une maladie grave ou d'une
malformation ne permettant pas son développement normal.
Par ailleurs, aux termes de l’article 110 du même Code, la délivrance d’un certificat
médical de complaisance délivré dans le but d’un avortement, est sévèrement
réprimée.
Enfin, l’article 15 du Code pénal dispose que lorsqu’une femme condamnée à la
peine de mort déclare être enceinte, dès lors que l’information est vérifiée la
condamnation ne pourra être exécutée qu’après la délivrance.
Enfin, l’article 337 du Code pénal indique que le coupable d’enlèvement, de recèle ou
de suppression d’un enfant, de substitution d’un enfant à une femme qui n’aurait
pas accouché sera puni d’un emprisonnement de 5 à 10 ans. Seront punis de la
même peine ceux qui, étant chargés d’un enfant, ne le représenteront point aux
personnes qui auront le droit de le réclamer.
V.3.B. - Mineur et peine de mort
La législation comorienne reconnait que nul ne peut être privé de sa vie, en dehors
des cas prévus par la loi et dans les conditions qu'elle détermine.
Si la peine de mort est toujours en vigueur, l’article 33 de la loi relative à la protection
de l’enfance et la répression de la délinquance juvénile prévoit que : « en aucun cas, la
peine de mort ne pourra être prononcée contre un mineur de dix huit ans ».
De plus, il convient de préciser que bien qu’elle soit toujours en vigueur, la peine de
mort n’a été infligée que deux fois en 40 ans d'indépendance.
V.3.C. - Le développement de l’enfant
Plusieurs actions sont engagées par l’Etat pour créer un environnement favorable au
développement harmonieux de l’enfant. En l’état, l’impact de ces actions dans la vie
quotidienne des enfants n’est que trop faible.
Force est de constater que ce rôle est assumé par les communautés villageoises et la
diaspora comorienne, qui participent activement à la création d’un environnement
propice à l’épanouissement et au développement de l’enfant.
Ainsi des foyers des jeunes, comprenant des aires de jeux, des bibliothèques, des
télévisions sont construites par les communautés, parfois avec l’aide de l’Etat et les
partenaires au développement. Des centres de santé et des écoles sont aussi
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