En vertu de l’article 86 du Code de la famille, pèse sur les parents l’obligation de
nourrir, entretenir et élever leurs enfants dans l’affection : « nafaqat ». Le « nafaqat »
«comprend à la fois la nourriture, l’habillement, le logement, l’éducation et les soins
de santé. Après majorité il n’est dû qu’en cas de nécessité, toutefois il demeure
obligatoire vis-à-vis des filles non mariées.
En pratique, beaucoup de familles assument difficilement leur responsabilité envers
leurs enfants en raison de leur impécuniosité. Elles bénéficient, dans certains cas, de
l’aide de membres de la famille vivant à l’étranger. A défaut, aucune aide
gouvernementale n’est disponible.
L’Etat n’a pas pu prendre toutes les mesures appropriées pour aider et soutenir les
familles, notamment par le versement des allocations familiales afin de permettre aux
parents et surtout aux femmes divorcées d’assurer dignement le respect de leurs
responsabilités vis-à-vis de leurs enfants.
Or, en vertu de l’article 3 de la loi a loi du 31 décembre 2005 relative à la protection
de l’enfance à la répression de la délinquance juvénile, lorsque la sécurité, la
moralité, la santé ou l’éducation d’un mineur sont compromises l’Etat intervient :
-
Soit pour aider et assister la famille dans son rôle d’éducation naturel de
l’enfant.
-
Soit pour prendre des mesures d’assistance éducative et de surveillance
appropriées.
-
Soit enfin, lorsque les circonstances et la personnalité de l’enfant paraitront
l’exiger, pour présenter le mineur au juge compétent.
Encore une fois, en raison des contraintes financières et matérielles, parfois de
l’absence de signalement, l’Etat ne remplit pas systématiquement cette obligation.
VII.2. - Séparation avec les parents (articles 19 et 25)
Dans l’Union, la plupart des cas d’enfants qui vivent séparément de leurs parents
sont ceux des enfants de parents divorcés, ou des enfants placés chez une autre
famille par leurs parents, ou encore d’enfants abandonnés.
La situation des enfants déplacés, victime d’un conflit armé ou d’une catastrophe
naturelle ne concerne quasiment pas les Comores.
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