En matière de santé, l’État Burkinabé, avec l’appui de ses partenaires, ne ménage aucun
effort pour que le droit à la santé soit une réalité pour ses enfants. Des progrès ont été enregistrés
nonobstant quelques difficultés. Néanmoins, la situation sanitaire est caractérisée par des taux de
mortalité maternelle et infantile qui, quoi qu’en baisse, demeurent élevés ; ils sont
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respectivement de 484 pour 100.000 naissances vivantes et de 83‰ en 2003 contre 566 et 105 en
1998, selon l’EDSBFIII-2003.Cela s’explique par la forte prévalence des maladies infectieuses et
parasitaires, sur un fond de malnutrition
globale qui frappe 29 % des enfants de 0-5 ans
(EDSBFIII-2003).
Le nombre des orphelins et autres enfants vulnérables est estimé à 2.100.000 selon une étude
menée en 2003 par le MASSN avec le PNUD sur la situation des orphelins et autres enfants
vulnérables, volets éducation et socio-économiques. Les orphelins dus au SIDA étaient au
nombre de 350.000 en 2002 dont 2000 infectés, selon l’ONU SIDA. Les orphelins bénéficient
d’une attention particulière de l’État qui a adopté un cadre stratégique pour leur prise en charge.
A l’horizon 2015, il s’agit de renforcer la prise en charge médicale, psychologique et socioéconomique des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA, en particulier aux orphelins et
enfants vulnérables.
En ce qui concerne l’éducation, des mesures ont été prises pour la pleine réalisation de
ces droits, notamment : l’offre
d’un enseignement de base gratuit et obligatoire, le
développement de l’enseignement secondaire, l’accessibilité à l’enseignement supérieur, une
discipline scolaire adéquate, la formation professionnelle et l’accès égal des filles au système
d’enseignement. Les progrès sont notamment le relèvement de l’âge de l’obligation scolaire de
14 à 16 ans ; au primaire, une augmentation du taux brut de scolarisation qui est passé de 40,50
% en 1998-1999 à 52 % en 2003-2004 ; ce taux est de 56,08% en 2005 (DEP/MEBA) ; les
inégalités entre sexes se réduisent, en témoigne l’écart du taux brut de scolarisation entre
garçons et filles qui est passé de 13,50% en 1998-1999 à 12,20% en 2002 et à 11,4% en 20042005 ; au secondaire, une augmentation du taux brut de scolarisation qui est passé de 13,68% en
1998-1999 à 15,70% en 2002- 2003.