f. Les enfants issus d’un groupe minoritaire (article 26) 189. Confère rapport initial (21.f) g. Les enfants nécessitant une protection spéciale du fait d’être dans des conditions et situations de risque et de vulnérabilité, tels que les enfants de la rue et les orphelins du VIH/SIDA (article 26) 190. Pour la protection des enfants vivant dans la rue, les structures d’Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO) ont ainsi encadré de 2005 à 2009, 4 800 enfants soit en moyenne 963 enfants par an. On note l’apport important des structures privées dans la prise en charge de cette problématique. Les efforts conjugués du privé et du public ont permis la formation professionnelle de 871 enfants, 691 retours en famille, l’octroi de 50 kits d’installation, la formation de 120 acteurs AEMO, le financement de 20 services AEMO et l’organisation de 03 sorties d’excursion en faveur des enfants et jeunes vivant dans la rue. En dépit des efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires, le phénomène des enfants des rues continue de prendre de l’ampleur. Selon un recensement effectué en juin 2009 dans la ville de Ouagadougou par l’Association Keeogo, leur nombre serait de 984 enfants, contre 525 enfants selon les résultats de l’enquête du MASSN en mai 2002; soit une progression de 87,42% par rapport à 2002. En 1990, leur nombre était de 81. 191. L’action des associations dans ce domaine est remarquable comme l’indique à titre illustratif le tableau 18 suivant sur la situation des enfants encadrés par l’Association Trait d’Union des Jeunes du Burkina Faso (ATUJB) et l’Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion des Enfants à Risque (ANERSER). Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE Page 75

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