2008/AN du 15 mai 2008 portant lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées qui réprime non seulement la traite des personnes mais aussi les pratiques assimilées que sont l'exploitation de la mendicité d'autrui et le trafic illicite de migrants. Il n’y a donc pas eu un vide juridique nécessitant l’élaboration de textes. 163. Le travail des enfants constitue toujours une préoccupation des acteurs des droits de l’enfant en dépit de la relative diminution du nombre des enfants travailleurs. En effet, selon les résultats d’une enquête nationale sur le travail des enfants réalisée en 2006, 41,3% des enfants de 5 à 17 ans étaient engagés dans une activité économique contre 51,7% en 1999. Les principaux secteurs d’activités sont : l’agriculture (69,2%), les activités domestiques (19,2%), le commerce (5,6%) et les activités extractives (2,3%). Ces enfants sont parfois victimes de l’exploitation économique et/ou sexuelle qui porte préjudice à leur bien-être. C’est pourquoi, sur le plan normatif, la loi n°28-2008 /AN du 13 mai 2008 portant Code du Travail au Burkina Faso a été adoptée. Cette loi porte l’âge minimum d’admission à un emploi à 16 ans, définit les pires formes de travail des enfants et prévoit des sanctions en la matière. Il peut également être cité le décret n°2009365/PRES/PM/MTSS/MS/MASSN du 28 mai 2009 portant détermination de la liste des travaux dangereux interdits aux enfants au Burkina Faso. Ce décret, dont l’élaboration a connu la participation de tous les acteurs de la lutte contre le travail des enfants au niveau national, a le mérite d’indiquer par secteur d’activité, les types de travaux interdits aux enfants. Une de ses dispositions prévoit sa révision périodique afin de prendre en compte l’émergence de nouveaux types de travaux nuisibles aux enfants. Enfin, l’arrêté n°20080027/MTSS/SG/DGSST du 26 décembre 2008 portant dérogation à l’âge minimum d’admission à l’emploi autorise l’occupation des enfants de plus de 13 ans à des travaux légers. Les caractéristiques essentielles attachées aux travaux légers résident dans le fait qu’ils ne doivent pas nuire à la santé et la sécurité des enfants, ni entraver leur scolarisation ou leur instruction. - Sur le plan institutionnel, il a été créé en juillet 2006, au sein du MTSS, une Direction de la Lutte contre le Travail des Enfants et ses pires formes (DLTE) chargée entre autres de l’élaboration et du suivi de la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre le travail des enfants et ses pires formes. 164. Plusieurs actions ont été menées pour combattre le travail des enfants et ses pires formes. Il s’agit : - des campagnes d’information et de sensibilisation sur le travail des enfants par la radio ou la télévision qui ont permis de toucher environ 450 000 personnes ; Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE Page 65

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