Recommandations et Observations finales. Néanmoins, le Comité a noté qu'il
n'existe pas de cadre clair et de coordination pour la mise en œuvre des
recommandations. En outre, les recommandations n’ont pas été diffusées en
langues nationales et certains partenaires chargés de leur mise en œuvre n’ont
pas eu connaissance des recommandations car ayant rejoint leur organisation
après les différentes communications avec le Comité de Suivi.
Les discussions ont permis d'apprendre que le Gouvernement avait augmenté les
crédits budgétaires alloués dans certains secteurs clés des droits et du bien-être
de l’enfant (santé et éducation) qui sont respectivement passés pour la santé de
2,24 % en 2012 à 6,48 % en 2018 et pour l’éducation de 12,55 % (2012) à 14,65%
(2018). Cette augmentation notable reste en deca des normes internationales
mais le Gouvernement y travaille pour combler le gap dans les prochains budgets.
Toutefois, le Comité a noté que la pauvreté réelle des enfants n'a pas diminué et
rien n'indique dans quelle mesure l'augmentation du budget est réellement axée
sur les enfants. Pour remédier à cette situation, le Gouvernement a élaboré un
Programme National de Développement Économique et Social (PNDES) 20162020 dont le pilier 3 sur le Développement inclusif du capital humain touche le
Ministère en charge de la protection de l’enfant avec des résultats stratégiques sur
l’amélioration de la qualité du capital humain et l’offre d’une inclusion sociale des
couches les plus vulnérables avec un cadre de mise en œuvre, de suivi et
d’évaluation axé sur les enfants.
Il a été indiqué qu'en 2015, le Gouvernement avait révisé la Politique Nationale de
Promotion et de Protection des Droits et du Bien-être de l’enfant en Guinée en vue
de mettre l’accent sur le renforcement du système de protection des enfants à
base communautaire
En outre, il a été indiqué que le Gouvernement a entrepris une réforme juridique
dans laquelle il est prévu la révision du Code de l’enfant et le Code Pénal. Ses
efforts tentent dans le sens de l’harmonisation complète du Code de la famille et
du Code civil avec les dispositions de la Charte et une disposition est introduite
dans le Code de l’Enfant, qui indique, qu’en cas de conflit avec une autre
législation, les dispositions du Code prévaudront y compris le droit coutumier ce
conformément à l’Article 1 de la Charte et aux obligations internationales ratifiées
par la Guinée.
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