adaptées aux enfants au niveau administratif. En outre, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être pris en compte dans l'application de la Loi, le cadre familial, les écoles et dans la fourniture d'autres services. Le Comité encourage donc l'État partie à former les Juges, les Policiers, les travailleurs sociaux, les enseignants et le personnel de santé sur la manière de mettre en œuvre l'intérêt supérieur de l'enfant dans leurs secteurs respectifs ; et créer des plates-formes pour informer les parents, les familles, les chefs traditionnels et religieux et la Communauté sur la manière de de prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant dans tous les contextes. Le droit à la vie, à la survie et au développement 15. Le Comité note avec satisfaction que l'État partie a mis en place des Lois protégeant le droit à la vie et interdisant l'infanticide. Le Comité note toutefois que certaines pratiques persistent dans la Communauté et font que des enfants subissent des agressions physiques et des meurtres à des fins rituelles, ainsi que des accusations de sorcellerie. Le Comité recommande à l'État partie de s'employer à prévenir, enquêter et réparer les attaques perpétrées contre des enfants, par le biais d'une sensibilisation continue, d'une enquête diligente et de la poursuite des coupables. 16. Le Comité félicite l'État partie pour les mesures qu'il a prises ainsi que pour les étapes franchies dans la réduction de la mortalité infantile et la lutte contre la malnutrition. Néanmoins, le Comité note que le taux de malnutrition et de mortalité infantile est toujours élevé et que des indicateurs montrent que plus de 30% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et que 98 enfants sur 1000en meurent. Le Comité note que la pauvreté, entre autres, contribue de manière significative à la malnutrition et à la mortalité infantile. Il convient également de noter que la couverture vaccinale contre la rougeole n’est pas satisfaisante car seulement 74% des enfants en bénéficient. Le Comité est également préoccupé par l’accès limité à une eau potable pour une grande partie de la population. Tout en appréciant ce qui a été fait jusqu’à présent, le Comité recommande que l’État partie : - - - - - Prenne des mesures pour veiller à ce que les enfants soient bien nourris avec des produits alimentaires locaux, disponibles au niveau des ménages, par le biais d'une sensibilisation des Communautés sur l’alimentation des enfants ; Fournisse des compléments alimentaires aux enfants et forme les familles et les agriculteurs à l’utilisation des compléments dans l’alimentation pour lutter contre la malnutrition et veiller à ce que les aliments contiennent les micronutriments nécessaires au développement des enfants ; Augmente la couverture vaccinale pour des vaccins, telle que la rougeole, en décentralisant les centres de vaccination ou en touchant les Communautés par le biais de campagnes de vaccination mobiles ou de campagnes de vaccination fréquentes ; Améliore l'accès à une eau potable de meilleure qualité en construisant davantage de barrages de réserve d'eau dans toutes les régions, en mettant un accent particulier sur les provinces et les districts sans accès à l'eau potable ; et Prenne des mesures autres que la vaccination pour prévenir et traiter les maladies mortelles évitables, telles que des programmes de sensibilisation, des installations sanitaires et des services médicaux accessibles et abordables. 6

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