du fléau, ainsi que les itinéraires et les réseaux utilisés pour la traite des enfants, afin de
mettre au point un mécanisme de réparation éclairé. Le Comité recommande vivement à
l'État partie de renforcer ses forces de l’ordre pour identifier et poursuivre les cas de
traite ; qu’il mette en place un mécanisme de coordination entre la sécurité frontalière et
locale et les autres secteurs gouvernementaux s'occupant de questions relatives aux
droits de l'enfant, ainsi qu'un mécanisme de référencement clair permettant de s'assurer
que les victimes sont identifiées à un stade précoce et bénéficient des services psychosociaux et autres nécessaires à leur réadaptation et à leur réinsertion. Le Comité
recommande aux centres de promotion sociale de disposer des ressources humaines et
financières nécessaires pour prendre en charge les victimes de la traite. En outre, le
Comité encourage l'État partie à veiller à ce que les enfants soient réinsérés dans un lieu
sûr afin d'éviter toute reprise de la traite en incluant les parents ou les personnes qui
s'occupent de l'enfant dans le programme de réadaptation ou en facilitant la protection
de remplacement des enfants en fonction de la situation et de l'intérêt supérieur de
l'enfant.
Pratiques sociales et culturelles néfastes
50. Le Comité note que la Mutilation Génitale Féminine (MGF), le mariage des enfants et
le vaudou sont les principales pratiques qui affectent les enfants au Bénin. Le Comité
félicite l'État partie d'avoir adopté la Loi N ° 2003-03 sur la suspension des mutilations
génitales féminines et la Loi N ° 2015-08 sur la violence à l'égard des femmes, qui
incrimine les mutilations génitales féminines ; et le taux de MGF est apparemment en
baisse. Toutefois, certains rapports indiquent que les mutilations génitales féminines sont
encore très pratiquées dans le pays et au-delà du territoire dans des zones
transfrontalières telles que le Niger, le Nigéria, le Togo et le Burkina Faso. Le Comité
recommande à l'État partie d'évaluer le fléau sachant que c’est une pratique cachée et
de mener des sensibilisations dans des régions comme le Borgou où cette pratique est
répandue. Le Comité recommande également que les auteurs de MGF soient
criminalisés et condamnés à la peine prévue par la Loi.
51. Selon le rapport de l’État partie, le taux de mariage des enfants s’élève à 37%, ce qui,
de l’avis du Comité, est élevé. Le Comité réitère sa recommandation sur l’âge du mariage
afin de combler le fossé juridique et de fixer explicitement 18 ans comme âge minimum,
sans exception. En outre, l'État partie est encouragé à adopter une stratégie nationale
sur le mariage des enfants, à sensibiliser les chefs religieux et communautaires et à
poursuivre les responsables.
52. S'agissant de la pratique du vaudou, le Comité note que, lors du dialogue constructif,
l'État partie a progressé en négociant un stage de vaudou abrégé afin de faire en sorte
que les enfants ne manquent pas l'école et un rituel alternatif pour la scarification. Le
Comité recommande que ces efforts soient poursuivis et dupliqués dans d'autres zones
touchées.
I. Responsabilités de l'enfant
53. Le Comité félicite l'État partie d'avoir incorporé des dispositions sur les devoirs de
l'enfant dans le Code de l'enfant et d'avoir approfondi les éléments dans le contexte de
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