l’exploitation des enfants, notamment l’exploitation des enfants orphelins. Par ailleurs, des AGR ont été mis en place pour soutenir les familles les plus vulnérables affectées par EBOLA. 153. Plusieurs groupes de professionnels travaillant pour et avec les enfants ont reçu des formations sur plusieurs questions relatives à la Convention et aux protocoles facultatifs. Ainsi, en novembre 2016, une formation sur les droits de l’enfant a été organisée à l’intention de 54 membres de la police et de la gendarmerie à Conakry. 154. Le comité national de lutte contre la traite des enfants en partenariat avec Sabou Guinée a organisé en 2016 la formation de 25 personnes membres de structures du SYPEG sur la traite des enfants dans l’axe Guinée-Sierra Leone. 155. Plan Guinée a réalisé en 2019 des sensibilisations sur les droits à la protection, l’éducation et la santé qui ont touché au total, 60.690 personnes dont 22.547 femmes et 19.215 enfants dont 9223 filles. 156. L’OIM, en collaboration avec le gouvernement, notamment avec le CNLTPPA, travaille pour développer et rendre opérationnel le plan d’action national de lutte contre la traite et pour renforcer, en accord avec la République de Mali, la lutte contre la migration irrégulière des enfants. En plus l’OIM soutient les efforts pour la promulgation de la loi spécifique de lutte contre la traite et participe à la formation des acteurs de la chaine pénale. Elle réalise également des activités de sensibilisation ainsi que des projets de réintégration de migrants retournés. Enfants affectés par des pratiques traditionnelles néfastes 157. Selon l’EDS 2018, 17,5% des femmes de 20-24 ans ont été en union avant 15 ans et 46,4% avant 18 ans. Cela constitue une amélioration notable de la prévalence comparée aux données de l’enquête EDS réalisée en 2012 qui indiquait que 21,3% des femmes étaient en union avant 15 ans et 51,7% l’avaient été avant 18 ans. 158. La Guinée a participé au premier sommet de l’union africaine pour mettre fin au mariage d’enfant et les autres pratiques traditionnelles néfastes en Afrique, tenu en Zambie (Novembre 2015). Elle a pris part au lancement de la campagne de l’Union Africaine pour mettre fin aux mariages d’enfants (Juin 2017). Une consultante a été recrutée en 2019 pour élaborer une stratégie nationale et un plan d’action budgétisé pour mettre fin au mariage d’enfants en république de Guinée. 159. Dans le cadre du PNUAD 2013-2017, en 2015, plus de 537 communautés ont déjà été sensibilisées par des ONG locales sur la protection des femmes et des enfants contre l’exploitation, les abus, la traite et la violence conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux. Ainsi, 335 structures du système de protection ont été formées pour l’abandon des pratiques préjudiciables et 319 communautés (dans les 4 régions naturelles) ont fait une déclaration d’abandon des MGF/E et du mariage d’enfants. Aussi, plus de 69 000 chefs de familles, leaders-clés ou d’associations communautaires formés sur les droits, les risques et situations de protection sont en mesure aujourd’hui de mieux protéger au moins 250 000 enfants vulnérables. 51

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