47. Dans l’ensemble, 55 % des naissances ont été assistées par du personnel formé. Dans la majorité des cas, ce sont les infirmiers/sages-femmes qui ont assisté les accouchements (40 %) ; les médecins (8 %) et les agents techniques de santé (7 %) ne sont intervenus que dans moins de 10 % des cas. Les résultats montrent aussi le rôle non négligeable des accoucheuses traditionnelles qui ne sont pas considérées comme du personnel qualifié : près d’un tiers des naissances (31 %) se sont déroulées avec leur assistance. En outre, 4 % des naissances n’ont bénéficié d’aucune assistance. 48. La proportion de naissances assistées par du personnel formé passe 44 % en 2012 à 55 % en 2018. Cette augmentation a concerné les deux milieux de résidence, en particulier, le milieu rural où la proportion de naissances dont l’accouchement a été assisté par du personnel formé est passée de 30 % à 41 %. 49. La pratique de la césarienne est faible en Guinée. Seulement 3 % des naissances ont eu lieu par césarienne : 6 % en milieu urbain et 1 % en milieu rural. 50. Le niveau de la mortalité des enfants est considéré comme un bon indicateur du niveau de développement socio-économique et sanitaire d’un pays car les enfants sont très sensibles aux conditions de vie du moment. Une baisse de la mortalité des enfants traduirait une amélioration des conditions de vie de la population. Les informations sur la mortalité des enfants permettent d’identifier les enfants qui courent des risques élevés de mortalité et de mettre en place des stratégies pour réduire ces risques, comme par exemple, la promotion de l’espacement des naissances. 51. Pour la période la plus récente (2013-2018), le risque de mortalité infantile est estimé à 67 ‰. Autrement dit sur 1 000 naissances vivantes, 67 meurent avant d’atteindre leur premier anniversaire et 48 décèdent entre un an exact et 4 ans révolus. Globalement, le risque de décès d’un enfant guinéen entre la naissance et le cinquième anniversaire est de 111‰. Quant aux composantes de la mortalité infantile, elles se situent à 32 ‰ pour la mortalité néonatale et à 34 ‰ pour la mortalité post néonatale. La mortalité néonatale représente donc 48 % des décès infantiles. 52. Dans l’ensemble, la mortalité des enfants a baissé de 37 % au cours des 20 dernières années. Entre 2012 et 2018 on note une baisse de 10 % du niveau de la mortalité infanto-juvénile. Mais cette baisse est principalement due à la mortalité juvénile (1 à 4 ans) qui a diminué de 20 % durant la même période. Les deux composantes de la mortalité infantile (néonatale et post néonatale) sont restées pratiquement constantes durant cette période. Cependant, comme on peut le voir il semble que les niveaux de la mortalité infantile et juvénile aient été légèrement sous-estimés au cours de l’enquête 2012. Par conséquent, compte tenu de cette sous-estimation, il faut nuancer le commentaire précédent sur la tendance. 53. Les mesures suivantes sont prises en faveur de la santé de la mère et de l’enfant : - Gratuité des soins obstétricaux ; Renforcement des SONU (formations, équipement, médicaments, cartographie) ; Prise en charge clinique des maladies du nouveau-né et de l’enfant ; 24

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