93. La vaccination y compris contre la polio, la distribution de moustiquaires et les
traitements ARV font partie du paquet minimum de services de qualité défini par le
PNDS.
94. Seulement 24 % des enfants de 12-23 mois avaient reçu, au moment de l’enquête, tous
les vaccins de base et 19 % les avaient reçus à l’âge approprié, c’est-à-dire avant l’âge
de 12 mois. Le pourcentage d’enfants qui n’ont reçu aucun des vaccins du Programme
Elargie de Vaccination (PEV) est de 22 % pour les enfants de 12-23 mois.
95. .Les résultats selon chaque vaccin montrent que 73 % des enfants de 12-23 mois ont
reçu le BCG ; dans 40 % des cas, les enfants ont reçu la troisième dose de DTCoqHepB-Hib ; le même pourcentage des enfants ont reçu la troisième dose de polio (40
%) ; et 40 % également ont été vaccinés contre la rougeole. De plus, le vaccin contre la
fièvre jaune a été administré à 40 % des enfants de 12-23 mois
96. On note des déperditions entre les doses des vaccins. De 62 % pour la première dose
de DTCoq-HepB-Hib, la couverture passe à 40 % pour la troisième. En ce qui concerne
la Polio, la déperdition est plus importante puisque la proportion passe de 65 % pour la
première à 40 % pour la troisième.
97. La comparaison des résultats de l’EDS V 2018 avec ceux des enquêtes précédentes
montre que le pourcentage d’enfants ayant reçu tous les vaccins de base avait
augmenté entre 1999 et 2005, passant de 32 % à 37 %. Cette tendance à l’amélioration
ne s’est cependant pas poursuivie : entre 2005 et 2012, le niveau de la couverture
vaccinale n’a pas changé (37 %) mais entre 2012 et 2018, on enregistre même une
baisse du pourcentage d’enfants ayant reçu tous les vaccins de base recommandés, le
pourcentage n’étant plus que de 24 % en 2018, soit plus faible qu’en 1999 (32 %). En
outre, le pourcentage d’enfants n’ayant reçu aucun vaccin, qui avait pratiquement
diminué de moitié entre 1999 et 2012 (de 21 % à 11 %), a augmenté de nouveau
depuis 2012, passant de 11 % à 22 %, soit un pourcentage pratiquement identique à
celui de 1999 (21 %) (Graphique 10.2). La stabilisation de la couverture entre 2005 et
2012 pourrait s’expliquer par des ruptures de stock intervenues lors du remplacement,
en 2008, du DTCoq par le Pentavalent et les fortes déperditions enregistrées pour tous
les antigènes.
98. La prévalence du VIH est estimée à 1,5 % parmi les personnes de 15-49 ans ; elle varie
de 1,6 % parmi les femmes de 15-49 ans à 1,3 % parmi les hommes de 15-49 ans.
Prévalence du VIH par milieu de résidence : La prévalence du VIH parmi les personnes
de 15-49 ans est plus élevée en urbain que rural (2,0 % contre 1,1 %). Prévalence du
VIH par état matrimonial : La prévalence est plus élevée parmi les séparés et les
divorcés que parmi les autres (4 % contre 1,8 % parmi ceux en union et environ 1 %
parmi les autres). Parmi les femmes, la prévalence parmi celles qui sont séparées ou
divorcées est de 5 % contre 1,7 % parmi celles en union et 1,3 % parmi les célibataires.
Prévalence du VIH par niveau d’instruction : La prévalence du VIH chez les femmes
est plus élevée parmi celles ayant le niveau primaire que chez les autres (2,2 % contre
moins de 1 % parmi les autres. Bien que les écarts soient plus faibles, on constate les
mêmes variations chez les hommes (1,3 % parmi ceux ayant le niveau primaire contre
moins de 1 % parmi les autres). Prévalence du VIH chez les jeunes de 15-24 ans :
Moins de 1 % des jeunes de 15-24 ans sont séropositifs.
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