8
Article 31 : Responsabilité des enfants
Le Comité note avec satisfaction l’existence d’un Parlement des enfants, expression
de leurs droits de participation. Cependant le Comité recommande à l’État Partie de
délocaliser cette Institution logée au Ministère de l’action sociale et de la solidarité
nationale et de le doter de locaux autonomes et appropriés tout en renforçant ses
capacités pour mieux assurer son autonomie
Observations et Commentaire général
Le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien être de l’Enfant note avec
satisfaction les efforts déployés par le Gouvernement du Burkina Faso pour faire
connaitre les droits de l’enfant tels que prévus dans la Charte (page 14 , 15 du
rapport). Le Comité recommande cependant à l’État Partie de vulgariser à un niveau
très large la Charte en la traduisant si possible dans les principales langues
nationales.
Les Mécanismes de coordination des politiques pour le suivi de la mise en œuvre de
la Charte sont mis en exergue dans le rapport notamment au niveau national et local
avec la création des deux Directions (DEPE et DPEA) et des Directions régionales.
Le Comité constate également que le Gouvernement du Burkina Faso a adopté
plusieurs Textes et pris des Mesures pour la protection, la promotion des droits et du
bien être de l’enfant.
Cependant il est à noter d’une part que certains Textes ne sont pas en harmonie avec
la Charte et d’autre part, certaines Dispositions ne sont pas de nature à assurer la
protection et le bien être des enfants. Le Comité recommande à l’État partie
l’harmonisation de ces Textes avec la Charte africaine sur les droits et le bien être de
l’enfant et l’adoption de stratégies pour une meilleure mise en œuvre.
Le Comité recommande à l’État Partie de prendre en compte et en priorité les droits
de l’enfant dans la définition de toutes les Politiques, Programmes et Stratégies
nationales de Développement.
IL recommande enfin, en général, à l’État partie d’octroyer un budget suffisant aux
différents Programmes et Secteurs relatifs à la mise en œuvre des droits et du bien
être de l’enfant.
Le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien être de l’Enfant saisit cette
occasion pour renouveler au Gouvernement de la République du Burkina Faso,
l’assurance de sa très haute considération.