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Le Comité constate que malgré les efforts consentis, 99% d’entre eux sont encore
analphabètes. Le Comité note aussi une insuffisance des Centres d’apprentissage ;
une inadaptation des édifices publics, une insuffisance dans l’application des textes
concernant les avantages accordés aux handicapés (réduction des frais de soin et de
transport public) ; une inadaptation des infrastructures scolaires posant un problème
d’accès aux salles, la persistance des pesanteurs socioculturelles, la discrimination
au sein des familles pour l’inscription à l’école.
Le Comité recommande au Gouvernement du Burkina Faso d’entreprendre des
actions supplémentaires pour l’alphabétisation et la prise en charge scolaire
spécifiques des enfants handicapés et l’élaboration de programmes spéciaux
favorisant la scolarisation, le renforcement des capacités et l’insertion socio
professionnelle des enfants handicapés.
Le Comité encourage l’État partie à développer des initiatives pour combattre la
marginalisation et la stigmatisation des enfants handicapés.
Le Comité recommande à l’État Partie de doter les services de réhabilitation
communautaire de budgets adéquats et suffisants pour une prise en charge effective
des enfants en situation de handicap et d’intégrer la problématique de cette catégorie
dans la définition et l’élaboration des politiques de développement.
Le Comité recommande en outre l’adoption de la loi portant promotion et protection
des enfants handicapés.
Article 14 : Santé et Services Médicaux
Le Comité constate que le droit à la santé fait partie des priorités du Gouvernement
Burkinabé et se traduit par l’adoption et la mise en œuvre de stratégies adéquates
citées dans le rapport.
Néanmoins, il note que le taux de mortalité maternelle et infantile, quoi qu’en baisse,
demeure élevé. En effet, un nombre élevé d’enfants meurent avant leur premier
anniversaire. Le taux de mortalité infantile est de 83‰ (Ministère de la Santé,
Annuaire Statistique 2004) .Le Comité constate aussi que le paludisme, les maladies
diarrhéiques et la malnutrition sont les causes de morbidité et de mortalité des enfants
de moins de cinq (5) ans et que le nombre d’orphelins et autres enfants vulnérables
est estimé à 2.100.000 selon une étude menée en 2003 par le MASSN avec le PNUD,
les orphelins dus au SIDA étaient au nombre de 350.000 en 2002 dont 2000 infectés,
selon l’ONU SIDA.
Le Comité recommande à l’État partie d’entreprendre des programmes de lutte contre
les Infections respiratoires Aiguës, les maladies diarrhéiques et le paludisme. Il
encourage l’État Burkinabé dans la mise en œuvre du cadre stratégique pour la prise
en charge médicale, psychologique et socio-économique des personnes infectées et
affectées par le VIH/SIDA, en particulier les orphelins et autres enfants vulnérables.
Le Comité recommande à l’État Partie de prendre d’autres mesures idoines (budget,
techniques appropriées) pour réduire d’avantage la mortalité maternelle et infantile.
Le Comité recommande en outre que des Mesures soient prises pour une meilleure
couverture sanitaire permettant à la population d’avoir accès facilement aux soins de
santé primaire notamment par le rapprochement des Centres de santé des
populations. Une attention particulière doit être accordée aux zones rurales,
précisément les villages endémiques du Ver de Guinée, dépourvus de tout point
d’eau, puits ou forages