Elles mettent à disposition des victimes un numéro vert et un service d’écoute dans
les locaux des associations depuis mars 2013. A ce jour, elles sont en mesure de
réunir autour des enfants victimes un ou deux avocats (rémunéré 200.000FC, soit 410
euros, par mois), médecins, gynécologues (rémunérés 150.000FC, soit 306 euros par
mois) et psychologues (rémunérés 150.000FC, soit 306 euros par mois).
Elles organisent également des conférences débat, des pièces de théâtre, des
caravanes de sensibilisation et des tables rondes axées sur les thématiques violences
faites aux femmes et aux enfants.
A l’initiative d’HIFADHU, l’opération « parlons dans un taxi brousse » a été lancée.
Soutenues par l’UNFPA, ces rencontrent consistent à filmer les victimes et à discuter
avec elles dans un taxi, ce qui s’avère être un succès.
Elles sont affiliées à la plateforme nationale de la lutte contre la violence qui traite
directement avec les associations villageoises pour inciter les populations à libérer
leur parole, à porter plainte en cas d’agression.
Elles sont par ailleurs en contact avec les juges des enfants dont les fonctions
s’installent petit à petit au sein des juridictions.
Dans le cadre de l’accord inter-pays de la COI, l’Union bénéficie d’une plateforme
intitulée « oser dire, Subuti-Wambé ». La mise en place opérationnelle de cette
plateforme est paralysée depuis 1 an, faute de capacités humaines et financières.
Des cellules d’écoute et de prise en charge des enfants victimes d’abus et de
maltraitance ont été mises en place en 2004 à Anjouan et en Grande Comore, en 2006
à Mohéli, par les Ministères de la santé et des affaires sociales des îles, avec la
participation financière de l’UNICEF.
Ces cellules sont gérées par deux ONG, la FCDH et L'ASCOBEF et ont pour objectif
de :
-
Encourager la population à dénoncer tout cas d’abus et de maltraitance à
l’encontre des enfants ;
-
Encourager les enfants victimes d’abus et de maltraitance à parler de leur
souffrance et à dénoncer les auteurs de ces dernières ;
-
Sensibiliser la population à utiliser le service d’écoute et de prise en charge des
enfants abusés ou maltraités ;
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