Par ailleurs, les enfants bénéficient d’un accès total à l’information. Cela n’est pas
sans risque lorsque l’on sait que l’environnement culturel, social et familial, ainsi que
les ressources financières de ces enfants limitent leur accès à ceux des médias
véhiculant l’image de produits de pseudo-cultures de masse. Ceci alors que l’accès
des enfants à certaines catégories de médias violents ou pornographiques n’est pas
légiféré et qu’aucune mesure spécifique n’a été prise en faveur de la presse et autres
publications destinées aux enfants.
Les Comores ne produisent d’ailleurs pas de presses destinées à la jeunesse, et le prix
des publications importées est bien souvent supérieur à leur capacité. Aucune
mesure législative ou règlementaire n’a été prise pour encourager l’édition et la
diffusion des journaux et livres pour enfant.
Néanmoins, les associations de jeunes, avec l’appui de la diaspora et parfois du
gouvernement comoriens, sont à l’origine des bibliothèques locales accessibles à tous
dans les villages, bien que les plus reculés en soient encore démunis.
Ces associations offrent également aux jeunes un espace d’expression de leurs
opinions et sentiments, à travers la chanson ou encore le théâtre, formes les plus
populaires et influentes de communication sociale.
De plus, dans le cadre du mois de la jeunesse, un concours intitulé « le journaliste en
herbe » est parfois organisé. En 2010 notamment, lors des Jeux de la Commission de la
jeunesse et des sports de l’Océan Indien organisés à la Réunion, quatre jeunes
comoriens ont pris part à une assemblée générale des jeunes. Pour la couverture
médiatique de cet événement, deux jeunes reporters comoriens ont été désignés en
qualité de journaliste en herbe, ce qui leur a permis de suivre un stage de préparation
au sein du quotidien « Alwatwan ».
Il peut toutefois être déploré que ce type de projet, très formateur pour les jeunes et
favorable au développement du respect de leur liberté d’expression, ne soit pas
organisé ponctuellement et de manière systématique.
VI. 3. - Liberté d’association (article 8)
En pratique, les enfants comoriens font un usage extensif de leur droit d’association.
Cela est dû au fait que dès leur plus jeune âge, surtout en Grande Comore, les filles et
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