Les enfants souffrants d’un handicap, les enfants naturels, les enfants placés, ainsi
que les enfants souffrants d'albinisme continuent de subir des vexations morales et
des paroles blessantes. Ils subissent des humiliations, des injures, des brimades et des
manifestations de rejet de la part de la population, surtout des jeunes.
V.1.A. - La jeune fille
Aux termes des dispositions en vigueur, les jeunes filles ont les mêmes possibilités
d’accès à l’éducation que les jeunes garçons. Ce n'est pas toujours le cas en pratique,
les familles privilégiant les études plus longues pour les jeunes garçons, et des études
plus courtes et plus fonctionnelles pour les jeunes filles (coutures<).
De même, elles ont le même droit d’accès aux structures sanitaires, aux centres de
loisirs, culturels et médiathèques. Toutefois, la fréquentation de ces lieux par les
jeunes filles est souvent mal vue par la communauté, les jeunes filles étant alors
contraintes d'étudier à la maison, ce qui ne leur permet pas d'accéder à certaines
sources d'informations (internet<).
Aujourd’hui, la situation des filles aux Comores, en ce qui concerne leur accès à
l’éducation et à la santé s’est nettement améliorée.
Elles ont tout le loisir de se réunir par le biais d'associations informelles de jeunes
filles qui se réunissent autour d'un but commun (chant, culture, œuvres de
bienfaisances<).
La protection des parents, compris dans son acception large, à l’égard des jeunes
filles, s’étend généralement jusqu’à leur mariage. On pourrait d’ailleurs parler de
surprotection, l’enjeu étant alors de sensibiliser les familles à réaliser un équilibre
entre la protection à laquelle les jeunes filles peuvent prétendre, et la liberté que
nécessite leur épanouissement personnel et professionnel.
En effet, il doit être précisé que l’Union des Comores a des valeurs socioculturelles
ancrées bien spécifique. Selon le rapport de diagnostic sur l’état de la justice (2014) :
« les Comores ont une culture plutôt patriarcale renforcée par le droit coranique ; c'est-à-dire
une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les
hommes (<).Cependant, cette valeur est moins forte au moins en Grande Comore du fait que
coutumièrement cette société est matrilinéaire c'est-à-dire une société ou la parenté de
l’individu se résume à la lignée maternelle. »
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