ans et si la prévention est établie, le tribunal prononcera la peine d’amende prévue par la loi. Même en cas de récidive, le mineur ne pourra en aucun cas être puni d’emprisonnement pour contravention. X.2.D. - Les conditions de vie des enfants en prison Les conditions de vie des mineurs en prison sont marquées par l’absence de quartier qui leur serait dédiés. Ils sont donc contraints de purger leur peine avec les adultes, et vivre avec l’insécurité que cette situation engendre. La prison de Koki à Anjouan comptait en 2014 un mineur détenu, avec les adultes. La prison de Moroni en comptait 11 sur 204, détenus dans les mêmes conditions que les adultes. Selon le rapport sur l’état de la Bien souvent, les magistrats tentent de ne pas prononcer de peines d’emprisonnements à l’encontre de mineurs, sachant qu’ils seront, à défaut, incarcérés dans des conditions abominables. Or, il n’existe aucune maison de correction pour y pallier. X.3. - Enfants des mères emprisonnées (article 30) Les mères emprisonnées peuvent recevoir la visite de leurs enfants. Dans le cas d’une femme emprisonné ayant un enfant qu’elle allaite, l’enfant est amené dans la journée à la maison d’arrêt pour l’allaitement. Le juge délivre à cet effet une autorisation de visite à l’enfant, comme aux familles proches. Au sein des maisons d’arrêt, il n’existe aucune structure dédiée à l’accueil des enfants, qui offrirait un cadre plus propice au développement des relations mèreenfant. Cet état de fait peut avoir des répercussions négatives sur le développement ultérieur de l’enfant. X.4. - Enfants en situation d’exploitation et d’abus X.4.A. - Exploitation économique (article 15) Naturellement, la législation comorienne interdit l’esclavage ou travail similaire, et le travail forcé ou obligé Il est également interdit de recruter par la force ou obligation des enfants pour utilisation dans les conflits armés, pour proxénétisme, prostitution, de pornographie, production ou trafic de stupéfiants. 74

Select target paragraph3