n’ont jamais été scolarisés, et 10,7% qui l’ont été mais qui ont quitté l’école avant
d’atteindre la fin du cycle d’études primaires.
L’EDSC-MICS II 2012 précise que le Taux Net de Fréquentation (TNF) scolaire pour
le primaire est estimé à 73%. Cela signifie que près des trois quarts de la population
de 6 à 11ans fréquente l’école primaire. Au niveau des 12 à 18 ans, le taux de
fréquentation est de 57%.
Cependant, des élèves âgés de plus que 6 à 11 ans fréquentent l’école primaire. Des
enfants de 14 et 15 ans sont encore dans le primaire. Selon des enseignants du lycée
de Moroni, il est fort probable que des élèves de 22 à 28 ans continuent à fréquenter
le lycée. Cela s’explique par une scolarisation tardive, à un absentéisme accru, ou
encore à un échec scolaire persistant.
Par ailleurs, le taux de redoublement est particulièrement élevé, puisqu’estimé à 26%.
Selon le rapport national des OMD 2013, le taux net de scolarisation (TNS) est passé
de 62% en 1990 à 74% en 2011, soit une progression annuelle moyenne de 1,2% sur la
période. Le taux d’achèvement est passé de 40,6% à 63,2% sur la même période.
Quant au taux d’abandon, il est assez stable puisqu’il est passé de 6,38% à 7%.
Selon ce rapport le taux de déperdition au niveau du primaire et de redoublement
constituent un goulot d’étranglement du système éducatif comorien en 2010.
Conscient de l’urgence de la situation, le gouvernement de l’Union a organisé du 17
au 18 septembre 2012 la conférence nationale de l’éducation. Il en est résulté un
Rapport d’Etat sur le Système Educatif (RESEN). Ce rapport décrypte le système
éducatif notamment l’accès à l’éducation, la qualité et l’efficacité du système éducatif
et le budget consacré à l’éducation. Il servira de base aux décisions qui permettront
une réforme profonde du système éducatif.
Le 3ème rapport portant bilan annuel de mandat, rendu en 2014, annonce deux projets
importants pour le système éducatif sont lancés : le projet de renforcement et
d’encadrement et de pilotage de l’éducation aux Comores (sur financement de
l’Union Européenne) et le Projet de renforcement de l’éducation de base (sur
financement du fond mondial pour l’éducation).
Au niveau de l’enseignement supérieur, le gouvernement a comme priorité la
diversification des formations en augmentant les capacités d’accueil. Cela se traduira
notamment par la construction d’un bâtiment dans le pôle universitaire « Imam
Chafii » à Ngazidja, d’une capacité d’accueil de 400 places. Le gouvernement prévoit
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