1998-2002, la mortalité néonatale est estimée à 30‰ et représente 57 % de la mortalité des moins de cinq ans (53‰). Le 3ème rapport portant bilan annuel de mandat, rendu en 2014, soulève que des efforts sont à fournir pour lutter contre la malnutrition des enfants de moins de 6 ans qui atteint un niveau inacceptable de 30%. Pour réduire la mortalité infanto juvénile dans le pays, plusieurs programmes ont été mis en œuvre par le gouvernement, notamment la mise en place d’un programme national de lutte contre le paludisme. Ce programme a permis la formation de 6 médecins paludologues, 1 entomologiste médical, 4 techniciens de laboratoires, 32 microscopistes et 7 techniciens entomologistes. 38 médecins et 535 techniciens du personnel médical ont bénéficié d’un recyclage sur le diagnostic, traitement et protection du paludisme. Ce programme a par ailleurs favorisé la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées. VIII.3. - Sécurité sociale et services et facilitations pour l’épanouissement de L’enfant Aux Comores il n’existe pas de système de sécurité sociale. La couverture médicale des populations est une des préoccupations actuelles du ministère de la Santé. Plus de 95% de la population n’a pas de couverture sanitaire, EDCS-MICSII 2012. Le SCADD prévoit en matière de protection sociale, la mise en place des filets sociaux adaptés aux besoins des groupes les plus pauvres et les plus vulnérables tout en œuvrant à l’élaboration d’une politique de protection sociale. Les mutuelles de santé se développent lentement mais surement. Près de 38 mutuelles de santé, qui comptent plus de 15 000 membres, ont été créées. Les prestations prises en charge par les mutuelles sont : - l’hospitalisation en médecine ; - l’hospitalisation chirurgicale ; - l’accouchement simple ou compliqué ; - le suivi des grossesses ; - les accidents imprévisibles (fractures, brûlure, petite chirurgie<). 62

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