Pour remédier à cette situation, des actions ont été menées par l’Etat comorien avec le
soutien financier de l’UNICEF. Des actions sectorielles ont été organisées dans les îles
pour l’enregistrement rétroactif des naissances, notamment dans les régions de
Djando à Mohéli et Nioumakele à Anjouan.
A Mohéli, une formation des officiers d’état civil, des préfets, des médecins, des
magistrats, des sages-femmes, des ONG et des matrones a été organisée le 25 février
Cette formation a permis aux participants d’acquérir des connaissances sur la loi
relative à l’état civil.
Elle a permis également de sensibiliser les participants sur l’importance et l’intérêt
des enregistrements des naissances. Elle a aussi permis aux participants de réaliser
que la quasi-totalité des actes de naissance établis à Mohéli n’étaient pas conformes à
la législation.
A l’issue de cette formation, des séances d’enregistrement des naissances ont été
réalisées et ont permis l’enregistrement de 1751 enfants.
En Grande Comore, près de 14.976 enfants des différentes régions de l’île ont été
enregistrés grâce à la campagne d’enregistrement qui s’est déroulée du 02 décembre
1999 au 4 février 2000.
Malgré le succès de ces opérations, ce type d’action n’a pas été renouvelé depuis la
ratification de la CADBEE par les Comores. Néanmoins, le nombre de naissances
enregistrées est en constante augmentation.
L’enquête MICS réalisée en 2000 pour 4870 enfants âgés de 0 à 4 ans faisait apparaître
qu’environ 10,7% de ces enfants n’étaient pas enregistrés sur les fichiers d’état civil.
Elle révélait en outre que si les naissances à l’hôpital étaient pour la plupart
enregistrées, ce n’était pas ou peu le cas des naissances à domicile.
L’enquête EDSC-MICSII réalisée en 2012 note qu’une grande majorité des naissances
en milieu hospitalier sont enregistrée, soit 76% (74% publique, 2% privé).
40