V.1.D.- Le enfants souffrant d’un handicap D’un point de vue général, les enquêtes de terrain que nous avons menées démontrent que les personnes souffrant d’un handicap physique sont beaucoup mieux intégrées et moins discriminées que celles souffrant d’un handicap mental. Cela est la conséquence de l’absence de structure opérationnelle de prise en charge des personnes souffrant d’un handicap mental, et surtout d'un manque d’information et de compréhension du public de ces maladies mentales. La stratégie nationale sur la protection des enfants les plus vulnérables aux Comores, réalisée en 2004, affirme que les personnes qui souffre d'un handicap mental, qui représentent près de 14,5% des handicapés, sont rejetés et maltraités par la population et parfois leur propre famille. Certains sillonnent les rues et font l’objet de brimades et de vexations morales. Le rapport d’analyse des résultats de l’enquête sur la situation des handicapés aux Comores (2003) a noté que près de 43,2% demandent de la part de leur entourage un soutien moral et une attitude plus humaine vis-à-vis de leur handicap. Les handicapés physiques souffrent également de cette maltraitance qui tend toutefois à diminuer avec leur intégration progressive au sein de la société. Au niveau des villages, ils n’auraient pas des difficultés à vivre, la solidarité communautaire existe. Par principe, ils vivent normalement et ne sont pas exclus, mais leur intégration dépend de leur capacité à prendre part aux activités communautaires. Nous avons pu constater que les personnes souffrant d’un handicap physique sont scolarisées dans des établissements privés ou publics, et qu’ils ne sont pas exclus du fait de leur handicap. Le lycée « Saïd Mohamed Cheikh » situé à Moroni accueille un certain nombre de personnes souffrant d’un handicap physique, et qui n’ont pas de problème particulier pour poursuivre leur scolarité ou s’intégrer au groupe de classe. L’école « Foundi Abdoulhamid » accueille des personnes handicapées, sans restrictions. Nous y avons rencontré une jeune fille handicapé d’un membre inferieur, qui témoigne ne souffrir d’aucune discrimination liée à son handicap au sein de cet établissement. Dans les témoignages recueillis, les fais suivants ont été relatés : - Pour les personnes souffrant d’handicap physique, des difficultés d’accès et de circulation dans les maisons ainsi qu’en ville, avec une chaise roulante ; 35

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