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toutes les naissances, selon l’article 56, doivent être inscrites dans les centres de
l’état civil, sur des registres tenus à cet effet. L’état civil est organisé en centres
principaux d’état civil (chefs-lieux de département et communes) et en centres
secondaires (villages, secteurs des villes et communes).
Grâce à l’action concertée de l’Etat, de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux,
et des ONG, mais aussi grâce au dynamisme de la société civile, des opérations de
délivrance d’actes de naissance ou de jugements supplétifs sont régulièrement organisées
sur l’ensemble du territoire national.
Pour faciliter l’enregistrement des naissances, des bureaux de l’état civil sont ouverts
dans les maternités et formations sanitaires.
Ces dispositions ne sont pas respectées. En effet, si déclarer un enfant à l’Etat civil à sa
naissance c’est lui donner une identité personnelle, sociale et même nationale, le réflexe de
le faire est encore lent dans la grande majorité des Burkinabé qui détiennent la preuve de
leur existence juridique par jugement. Seulement un enfant sur trois est enregistré à sa
naissance au Burkina Faso.
Les progrès
1. un système unique d’attribution du nom est imposé par le CPF, contrairement au
passé où prévalaient certains systèmes traditionnels de détermination du nom. En
effet, dans certaines régions à système matrilinéaire, l’enfant porte le nom de la
mère. En outre, il arrive dans d’autres régions que le nom soit attribué en fonction
du sexe de l’enfant. Cela entraîne des différences de nom entre des frères et sœurs.
Même si l’on constate la persistance de quelques uns de ces systèmes traditionnels,
il faut reconnaître qu’ils n’influencent pas l’application de la loi, ladite persistance
se justifiant essentiellement par l’ignorance et la méconnaissance des textes.
Il convient également d’apprécier à leur juste valeur, les pratiques positives
consistant à interdire la détermination du nom en référence aux circonstances de la
naissance.
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