 Au plan judiciaire La Constitution disposant que les citoyens burkinabé ont une égale protection devant la loi, les juridictions, dans la pratique, respectent ce principe.  Au plan administratif Des activités d’information et de sensibilisation sont menées pour lutter contre la discrimination. Malgré un arsenal législatif et administratif propice au respect du principe de non discrimination, la discrimination s’observe notamment en matière d’éducation, où les filles en sont victimes. C’est pourquoi des mesures pour la réduire sont prises, telles la création d’une Direction de la Promotion de l’éducation des filles, qui participe à la lutte contre la discrimination en matière d’éducation (cf. point 19a). Les progrès La prise de plusieurs mesures en faveur de l’éducation des filles a permis une meilleure scolarisation de celles-ci (cf. point 19a). Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du principe de non discrimination sont notamment: - la pauvreté des parents : 46,4% de la population vit en dessous du seuil absolu de pauvreté estimé à 82.692 FCFA (EBCVM-INSD, 2003). L’insuffisance des ressources influence le choix des parents quant aux décisions concernant les enfants. En matière de scolarisation par exemple, le choix sera généralement fait en faveur du garçon ; - les pesanteurs socioculturelles : elles accordent un statut défavorable à la fille et marginalise certaines catégories d’enfants comme souligné au point 8.c). 23

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