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la loi n° 43-96/ADP du 13 novembre 1996, issue de la relecture en 1996 du Code
Pénal a permis la pénalisation des mutilations génitales féminines, des violences
physiques et morales, des mariages forcés et précoces, des violences faites aux enfants
telles que l’exploitation sexuelle, la vente, la traite et l’enlèvement ;
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la loi n° 13/96/ADP du 9 mai 1996 portant orientation de l’éducation a été adoptée ;
elle prévoit l’obligation scolaire pour la tranche de 6 à 16 contre 14 ans
précédemment.
Malgré l’abondante législation dans le domaine des enfants, il convient de souligner le
problème de la non effectivité de cette législation due essentiellement à la persistance de
certains facteurs socio culturels (excision, mariage forcé, mariage précoce, lévirat, etc.) qui
constituent des limites à la réalisation des droits de l’enfant. L’impact d’autres facteurs tels
que la pauvreté, l’ignorance, l’analphabétisme, la méconnaissance des textes ne sont pas à
négliger.
8.c)
Les initiatives prises pour promouvoir les valeurs, traditions et pratiques
culturelles positives et décourager celles qui sont incompatibles avec les
droits, les devoirs et obligations énoncés dans la Charte des enfants
Au Burkina Faso, il existe des valeurs, traditions et pratiques positives en faveur des enfants,
dont:
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la solidarité encore vivace dans certaines communautés, qui permet entre autres de
récupérer un enfant ayant perdu l’un ou les 2 parents ;
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l’allaitement maternel prolongé, pratiqué par bon nombre de femmes, notamment en
milieu rural ;
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le port des enfants au dos qui favorise le développement affectif de l’enfant.
Pour ce qui est des pratiques néfastes, on peut noter :
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les Mutilations Génitales Féminines (MGF) ; elles sont basées principalement sur la
coutume, avec différents motifs : la fille non excisée est volage, n’est pas propre et au
moment de l’accouchement le clitoris tuerait l’enfant s’il le touchait ;
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