A mi-parcours, ce projet a déjà permis de sensibiliser 200 000 personnes, de réaliser un accord de partenariat avec plus de 120 leaders communautaires et religieux dans les zones d’interventions du projet ainsi que la prise en charge de 885 adolescentes. Parmi ces adolescentes, 143 bénéficiaires de bourses scolaires, 480 formés sur la santé de la reproduction et la réalisation d’AGR, 262 alphabétisés. iii. Toutes les formes de mutilation génitale féminine (article21.1.a) Recommandation : Le Comité recommande à l’État partie : - de renforcer les stratégies de lutte contre l’excision, les mutilations génitales féminines et les pratiques culturelles néfastes (mariages forcés et précoces..) ; - de sensibiliser les services compétents sur l’urgence d’appliquer les Instruments juridiques de répression des dites pratiques notamment les Dispositions du Code pénal concernant l’excision. 185. Il n’a pas été procédé à l’adoption de loi durant la période 2006-2010. La lutte contre l’excision s’est poursuivie depuis 2006 avec des actions de sensibilisation et de plaidoyer. La répression a aussi été accentuée. De 2006 à 2008, 32 exciseuses et 208 complices ont été traduits devant les tribunaux. Le constat est que le fléau perdure, avec des poches de résistance, une tendance à la clandestinité et à la baisse de l’âge des fillettes à l’excision. Pour faire face à ces résistances et promouvoir l’élimination de la pratique de l’excision au Burkina Faso, le Chef de l’Etat a présidé le 25 mai 2009, la journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision avec l’ensemble des autorités politiques, militaires et paramilitaires, administratives, coutumières et religieuses. Cette action a abouti à l’adoption des « engagements de Kaya pour l’élimination totale des MGF au Burkina Faso ». A cet effet, le Gouvernement a adopté le 27 mai 2009 le Plan d’action national 2009-2013 de promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines dans la perspective de la tolérance zéro. 186. Les actions suivantes dont certaines sont déjà en cours sont envisagées selon les axes ci-dessous cités en vue d’une meilleure sensibilisation des populations : - la réalisation, la reproduction et la diffusion d’émissions, de spots télévisuels et radiophoniques sur les MGF ; - la réalisation de patrouilles avec la gendarmerie/police pour la sensibilisation, la dissuasion et la répression ; - l’organisation de campagnes spécifiques sur les possibilités de prise en charge des séquelles de l’excision ; - l’organisation de séances d’animation auprès des clubs de jeunes en IEC/CCC/genre /Excision dans le cadre de l’approche pair éducation ; - la révision des messages de sensibilisation ; Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE Page 73

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