(embouche ovine, du savon, teinture, etc.). En outre, 966 mères d'enfants bénéficient d’appui pour des AGR afin d'accroître leur capacité à protéger leurs enfants contre les pires formes de travail. 165. Au titre des défis, il faut noter la faiblesse de synergie d’actions des acteurs intervenant dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants préjudiciable à une bonne coordination et un partage d’expérience. Cette faiblesse ne permet pas de capitaliser les acquis sur le terrain. 166. Ces difficultés ont trouvé des débuts de solution avec la validation en décembre 2009 du plan d’action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants. ii. L’abus de drogues (article 28) 167. Au Burkina Faso, l’usage des substances narcotiques et psychotropes par les enfants se limite en général aux colles et accessoirement au cannabis pour les adolescents. Les services de lutte contre la drogue ont saisi courant 2009-2010, 19 310 tonnes de cannabis, 42 kg de cocaïne, 18 tonnes de médicaments de rue et 500 kg d’héroïne (Les annales du Premier Ministère, 2009 et 2010). 168. En ce qui concerne l’utilisation des enfants dans la production de ces substances, il faut reconnaître que le Burkina Faso n’est pas un pays producteur de substances psychotropes mais un pays de transit, d’où souvent les saisies de substances illicites. En tout état de cause, la participation des enfants dans le trafic reste résiduelle. 169. Le centre de désintoxication tel qu’il ressort des recommandations est en cours de mise en œuvre. iii. Les abus et la torture (article16) 170. Confère rapport initial (21.d.iii) iv. L’exploitation et les abus sexuels (article 27) 171. Le Burkina Faso a soumis au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, son rapport sur la mise en œuvre du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente d’enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, ratifié le 30 décembre 2005. Les résultats d’une étude nationale sur les violences à l’encontre des enfants, réalisée par le MASSN en 2007, révèlent que ceuxci sont victimes de diverses formes de violences (violences physiques 87,9 %, violences verbales 69%, violences psychologiques 42,4%, violences sexuelles 16,7%). Ces violences, qui constituent de graves violations des droits reconnus aux enfants, requièrent Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE Page 67

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