b. Les caractéristiques sociales et culturelles
17. Le Burkina Faso compte une soixantaine d'ethnies diversement réparties sur
l’ensemble de son territoire. Certaines ethnies à tradition commerçante sont présentes dans
tout le pays, en particulier dans les centres urbains et les gros villages.
18. Le regroupement de ces ethnies en « familles » plus ou moins proches s’avère
difficile compte tenu de l’identité propre de chacune. Néanmoins, certains critères tels que
la communauté de langue, les coutumes et traditions, l’organisation sociale, les méthodes
de mise en valeur du milieu ou l’habitat permettent d'associer certaines ethnies à un groupe
plus large. Le critère le plus proche de la réalité est la conscience que chaque ethnie se sent
proche des autres. Cette conscience accorde une certaine importance aux origines
historiques ou géographiques. Les populations les plus anciennement installées sont les
Bobo, les Bwa, les Kurumba, les Gourounsi, les Pougouli, les Sénoufo, les Turka et les
Gouin. Les groupes les plus importants en nombre sont les Mossi (48%), les Peulhs
(10,4%), les Lobi (7%), les Bobo (6,8%), les Mandé (6,7%), les Sénoufo (5,3%), les
Gourounsi (5,1%), les Gourmantché (4,8%), les Touareg (3,3%). Les autres ethnies
représentent 2,6% de la population (RGPH-2006).
19. Le Burkina Faso est un Etat laïc. Selon le RGPH 2006, il existe quatre (4) grands
groupes religieux à savoir les musulmans (60,5%), les catholiques (19,0%), les animistes
(15,3%) et les protestants (4,2%). A côté de ces grands groupes religieux, il faut ajouter les
membres des autres religions (0,6%) et les personnes sans religion (0,4%).
20. Dans le domaine de l’éducation, le pays a réalisé un effort appréciable dans le cadre de
l’éducation pour tous. En effet, le Taux Brut de Scolarisation (TBS) au préscolaire est
passé de 1,45% en 2005-2006 à 2,7% en 2009-2010, celui du primaire est passé de 66,55%
pour la rentrée scolaire 2006-2007 à 74,8% pour la rentrée 2009-2010.
21. Dans le domaine de la santé, le renforcement et l’extension des infrastructures ont
permis d’accroître la couverture sanitaire. Le rayon d’action théorique des Centres de
Santé et de Promotion Sociale (CSPS) a ainsi été réduit entre 2000 et 2008 passant de 9,4
km à 7,5 km selon le Rapport pays de suivi des Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD) 2010.
22. Le ratio de la mortalité maternelle est de 307 pour 100 000 naissances vivantes selon
le RGPH 2006, celui de la mortalité infantile est de 65 pour mille naissances vivantes et
celui infanto-juvénile de 129 pour mille naissances vivantes.
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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