Article 7, 8 et 9 : LIBERTES D’EXPRESSION ; D’ASSOCIATION ; DE PENSEE, DE
CONSCIENCE ET DE RELIGION
Le Comité félicite l’Etat partie pour les dispositions constitutionnelles et législatives
mises en place pour permettre à l’enfant de jouir de ses libertés d'opinion de
conscience et de religieuse.
Elle note avec satisfaction le projet «Bourgmestre, défenseur des droits de l’enfant »
permettant aux enfants d’exercer cette liberté à travers des expressions artistiques de
tout genre ainsi que d’autres mesures prises par le Gouvernement dans le cadre de la
« participation des enfants » (sommet annuel, Conférence pédiatrique annuelle,
Forums d’enfants, clubs…)
Cependant, le Comité constate que la culture, les habitudes et les pratiques
traditionnelles relatives à la place de l’enfant dans la prise de décision au sein de la
famille constituent encore un obstacle à l’exercice de la liberté d’expression par
l’enfant au Rwanda.
Il recommande la mise en place de mécanismes nationaux en vue de garantir aux
enfants rwandais, la jouissance de leur droit à la liberté d’expression également dans
leurs familles sans toutefois porter atteinte au respect des valeurs positives
traditionnelles.
Article 11 : EDUCATION
Le Comité prend note des mesures prises par le Gouvernement, en vue du respect du
droit à l’éducation de tout enfant.
Par rapport à l’accès à l’education, le Comité note avec satisfaction toutes les
mesures d’incitation à la scolarisation visant tous les enfants en général et les enfants
vulnérables en particulier, la prolongation de l’éducation obligatoire et gratuite jusqu’à
16 ans ainsi que « le catch up programme » visant à récupérer les enfants qui sont en
dehors du système scolaire.
Cependant, le Comité regrette la faiblesse du taux d’accès des petits enfants à l’école
maternelle, malgré l’importance avérée de celle-ci dans la réussite scolaire ultérieure.
Par rapport aux statistiques, le Comité note une évolution très positive des
statistiques scolaires de 1999 à 2004 aux niveaux des enseignements primaire et
secondaire mais regrette l’absence de statistiques pour la période allant de 2004 à
2009, pour lui permettre de constater l’impact des mesures prises en faveur de
l’éducation durant cette période.
Par rapport à la qualité de l’éducation, le Comité constate que le taux de
qualification des enseignants reste faible et le ratio élèves/enseignants qualifié est très
élevé (effectifs pléthoriques), les infrastructures ne sont pas suffisantes et bien
équipées. Le Comité note également l’absence d’information sur la formation
professionnelle.
Ces éléments pouvant baisser la qualité de l‘éducation, le Comité recommande à
l’Etat partie de prendre des dispositions appropriées pour y remédier.
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