Article 2 : DEFINITION DE L’ENFANT
Le Comité constate que, dans la législation rwandaise, l’âge de la majorité varie selon
les domaines (civile, électorale, pénale, sociale), le Comité recommande au
Gouvernement d’uniformiser l’âge de la majorité à dix huit ans comme le stipule la
Charte.
Article 3 : NON DISCRIMINATION
Le Comité félicite l’Etat rwandais pour avoir abrogé les dispositions discriminatoires à
l’égard de certains enfants, ce qui a abouti à la reconnaissance des mêmes droits
entre enfants légitimes et enfants adultérins, entre filles et garçons ainsi qu’aux
enfants victimes du génocide de 1994 et les enfants victimes d’autres massacres.
Le Comité encourage le Gouvernement à poursuivre ces efforts dans l’élimination des
facteurs psychologiques ou sociaux qui peuvent constituer des handicaps au respect
de la règle de non discrimination.
Article 4 : INTERET SUPERIEUR DE L’ENFANT
Le Comité note avec satisfaction, l’explication du concept ‘’intérêt supérieur de
l’enfant’’ dans les dispositions légales concernées. Cependant, l’absence de critères
d’appréciation de ce concept pourrait entrainer une mauvaise interprétation dans son
application. Par exemple, en ce qui concerne la garde des enfants, le fait de laisser
l’appréciation de l’intérêt supérieur de l’enfant à la seule décision du juge risquerait
d’entrainer parfois des abus.
Le Comité recommande à l’Etat partie de clarifier d’avantage ce concept en vue de
faciliter le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant dans toute prise de décision.
Article 6 : NOM ET NATIONALITE
Au cours des événements de 1994, des enfants ont été éparpillés à travers le monde
ou abandonnés et recueillis en bas âge par des familles d’accueil de réfugiés
rwandais ou par des Centres d’Enfants Non Accompagnés. Cette situation a fait
perdre à ces enfants leur identité ou a entrainé des cas d’enfants sans nationalité.
Le Comité note avec satisfaction, les efforts déployés par le Gouvernement dans
l’identification de ces enfants et dans le rétablissement de leur droit à un nom et une
nationalité.
Il recommande au Gouvernement de poursuivre ses efforts dans la recherche des
enfants abandonnés à la naissance. Le Comité recommande également qu’une étude
approfondie de ce phénomène soit menée en vue de prévenir l’existence de tels cas
pour assurer le droit à un nom et à une nationalité à tous les enfants rwandais.
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