Page 12 traditionnels, religieux et communautaires. L’État partie, en collaboration avec ces dirigeants, doit éduquer la communauté en général sur l’impact négatif des mutilations sexuelles féminines sur le bien-être de la fille. I. Responsabilité de l’enfant 44. Le Comité note avec regret que l’État partie n’a pas produit de rapport sur l’application des dispositions de la Charte sur les responsabilités de l’enfant. Le Comité recommande ainsi à l’État partie de fournir des informations à cet égard dans ses rapports ultérieurs. Le Comité encourage en outre l’État partie à investir sur les enfants et à les responsabiliser au maximum afin de leur permettre de s’acquitter efficacement de leurs responsabilités. En encourageant les enfants à être responsables, le Comité demande à l’État partie de bien s’assurer que les enfants ne sont pas victimes de violations de leurs droits sous forme de travail des enfants ou d’autres formes d’exploitation. L’État doit s’assurer que les enfants s’acquittent de leurs responsabilités conformément à leurs capacités et à leurs droits consacrés dans la Charte. J. Conclusion 45. Le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant reconnaît les efforts du gouvernement de la Côte d’Ivoire dans la promotion et le respect des droits des enfants et souhaite que les présentes recommandations soient mises en œuvre. Le Comité souhaite indiquer qu’il entreprendra une mission de suivi visant à vérifier la mise en œuvre de ces recommandations dans un proche avenir. Le Comité voudrait également inviter l’État partie à présenter son rapport périodique combiné d’ici à 2020 et à y inclure des informations sur la mise en œuvre des présentes observations finales. Le Comité africain d’experts sur les droits et le bienêtre de l’enfant saisit cette occasion pour renouveler au gouvernement de la République de Côte d’Ivoire l’assurance de sa très haute considération.

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