Le Comité félicite le Gouvernement Sénégalais pour les efforts entrepris pour
l’éradication totale des mutilations génitales féminines d’ici 2015
Le Comité l’encourage à mener les campagnes de sensibilisation, formation et
promotion des droits humains de l’enfant et singulièrement de la petite fille ; la
sensibilisation et implication des marabouts, prêtres et autres guides religieux (ses)
et notabilités y compris(e)s coutumières, sur la promotion des droits de l’enfant aussi
bien filles que garçons avec focalisation sur les viols et MGF, et les mariages
précoces et l’intégration d’un module sur les droits de l’enfant dans les programmes
de formation initiale des personnels chargés des questions de l’enfance, magistrats,
policiers, gendarmes, militaires et éducateurs spécialisés ou travailleurs sociaux pour
une meilleure prise en charge
Article 30 : ENFANTS DE MERES EMPRSONNEES
Le Comité note
un vide juridique en ce qui concerne enfants de mères
emprisonnées.
Le Comité constate aussi que les femmes ayant commis des actes délictuels
continuent à être emprisonnées, même avec leur bébé.
Le Comité voudrait interpeler le Gouvernement Sénégalais à interdire qu’une mère
soit emprisonnée avec son enfant et l’invite à se mettre en conformité avec les
dispositions de la charte.
Le Comité encourage l’appel lancer aux juges par le Président de la République, afin
de faire bénéficier aux femmes allaitantes en prison de remises de peine de la part
des autorités judiciaires, voire d’un élargissement pour éviter à ces enfants d’évoluer
dans un milieu carcéral à cette phase de leur vie.
Le Comité encourage la construction d’un édifice spécial, commode, doté de toutes
les commodités et équipé pour la formation professionnelle à quelques métiers, avec
le concours de ressources humaines extérieures à l’environnement carcéral comme
mentionné dans le Rapport.