58/ Lignes directrices sur les conditions d’arrestation, de garde à vue et de détention provisoire en Afrique iii. L’enfant doit avoir accès à un avocat ou à tout autre fournisseur de services juridiques et avoir la possibilité de s’entretenir librement et de manière confidentielle avec celui-ci. d. Garanties en cas de garde à vue et de détention provisoire Si le placement d’un enfant en garde à vue ou en détention provisoire est absolument nécessaire : i. La détention doit être aussi courte que possible. ii. Les enfants doivent être détenus dans des lieux séparés des adultes, sauf s’il est dans l’intérêt supérieur de l’enfant qu’il/elle reste avec les membres de sa famille également détenus. Les filles doivent être détenues séparément des garçons, sauf s’il est dans leur intérêt supérieur de rester avec les membres de leur famille également détenus. iii. Les enfants doivent se voir garantir le droit à la présence d’un parent ou de leur tuteur à toutes les étapes de la procédure, sauf si cette présence est considérée comme contraire à leur intérêt supérieur. iv. Au cours de leur garde à vue ou détention provisoire, les enfants doivent bénéficier d’une prise en charge, d’une protection et de toute assistance sociale, scolaire, professionnelle, psychologique, médicale et physique dont ils peuvent avoir besoin. e. Droit à être entendu Lors de toute procédure judiciaire concernant un enfant, ce dernier doit avoir la possibilité d’être entendu, directement ou par l’intermédiaire d’un représentant de son choix. Les opinions de l’enfant doivent être prises en compte par l’autorité compétente. f. Mesures de substitution à la détention provisoire Dans la mesure du possible, la détention provisoire doit être remplacée par des mesures de substitution, telles qu’une étroite surveillance, une prise en charge ou un placement en famille d’accueil, en foyer éducatif ou dans un autre lieu sûr. g. Assistance juridique Les enfants doivent se voir garantir le droit à la présence d’un avocat ou de tout autre fournisseur de services juridiques de leur choix et, s’il y a lieu, l’accès à des services juridiques gratuits, dès le moment de leur arrestation et à toutes les étapes suivantes du processus de justice pénale. L’assistance juridique doit être accessible et adaptée à l’âge et aux besoins spécifiques de l’enfant. h. Conduite des agents Tout contact entre les organismes chargés de l’application des lois et les enfants suspects doit respecter le statut juridique de l’enfant ainsi que son bien-être, garantir le respect de leur vie privée et éviter que du tort ne leur soit fait. i. Unités spécialisées L’État doit s’assurer que des unités spécialisées sont créées, dans la mesure du possible, au sein des organismes chargés de l’application des lois qui traitent fréquemment ou exclusivement des enfants en conflit avec la loi. j. Accès aux tierces personnes L’État doit s’assurer que les enfants disposent d’un accès raisonnable à leurs parents, tuteurs ou autorités responsables de la prise en charge et de la protection des enfants.

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