Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples les droits inscrits dans la Charte Africaine. L’adoption des Lignes directrices de Luanda est une étape importante vers la promotion d’une approche fondée sur les droits pour les décisions d’arrestation et de détention des suspects, pour les conditions et garanties par rapport à la garde à vue et la détention provisoire. Les Lignes directrices reflètent les aspirations collectives de nos Etats, des Institutions pour les Droits de l’Homme et des Organisations de la Société Civile pour la promotion d’une approche fondée sur les droits dans ce domaine critique de la justice pénale. Les Lignes directrices de Luanda ont été assujettis à un vaste processus de consultations et d’examens par des experts des États parties à la Charte Africaine, des Institutions Nationales des Droits de l’Homme et des Organisations de la Société Civile dans toute l’Afrique. En plus de la consultation qui a eu lieu en marge de la 53ème Session Ordinaire à Banjul, en Gambie, du 9 au 22 avril 2013, la Commission a aussi organisé des consultations régionales à Johannesburg, Afrique du Sud, pour l’Afrique australe ; à Nairobi, Kenya, pour l’Afrique orientale ; à Dakar, Sénégal, pour l’Afrique occidentale et centrale ; et à Tunis, Tunisie, pour l’Afrique du nord. Je remercie sincèrement le Forum Africain pour le contrôle civil du maintien de l’ordre, l’Initiative pour la Justice de la Open Society Foundation, et le Programme de Développement des Nations Unies pour leur soutien au cours du processus de consultation. La réussite des Lignes directrices pour l’atteinte d’une approche fondée sur les droits pour la détention provisoire sera mesurée par l’évaluation de leur connaissance et leur mise en application dans les États parties à la Charte Africaine. Je demande à toutes les parties prenantes d’utiliser les Lignes directrices de Luanda pour guider leur travail de renforcement de la protection des droits de l’homme dans les systèmes nationaux de justice pénale. Nous devons continuer de dialoguer au niveau continental, sous-régional et national pour partager des idées et les opportunités de promotion d’une approche fondée sur les droits pour les arrestations, la garde à vue et la détention provisoire en Afrique. Honorable Med SK Kaggwa Commissaire à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et Rapporteur Spécial des Prisons et Conditions de Détention en Afrique \37

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