Le Comité recommande également, la vulgarisation à l’endroit des populations et des
pouvoirs publics décentralisés, des règles de protection des mineurs privés de liberté.
Article 20 : RESPONSABILITES DES PARENTS
Le Comité félicite le Togo, pour l’adoption des dispositions législatives en matière de
responsabilité des parents et encourage l’Etat Partie, à poursuivre l’application des
textes civil et pénal.
Le Comité note avec satisfaction, les dispositions du code des personnes et de la
famille, ainsi que celles du code de l’enfant, qui situent les responsabilités des parents
en matière de prérogatives de chef de famille, la définition de l’autorité parentale et la
responsabilité des dommages causés par les enfants habitant avec eux.
Le Comité encourage le Gouvernement togolais, à poursuivre l’application de la
réforme de l’enseignement, qui encourage une collaboration entre l’école et la famille
et prend acte des obligations des parents, des tuteurs et de toute autre personne
relativement à la personne et aux biens de l’enfant ; la précision des domaines de
responsabilité des parents notamment ceux de nourrir, loger, soigner, entretenir,
élever, éduquer et donner une instruction à leurs enfants.
Le Comité note les dispositions législatives en vigueur au Togo, qui insistent sur la
nécessité d’élever les enfants dans un esprit de compréhension, de paix, de
tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples, les groupes
ethniques et religieux.
Cependant, le Comité relève que toutes ces dispositions ne sont pas suffisamment
vulgarisées dans les communautés et leur applicabilité n’est pas toujours effective ;
que des résistances culturelles dans les communautés ne donnent pas le droit à la
femme de jouer pleinement son rôle de co-directrice morale et matérielle de la
famille ; que certains parents, par fuite de responsabilités, continuent de confier leurs
enfants à des tierces personnes sous prétexte d’une prétendue éducation qui en
réalité, place l’enfant en situation d’exploitation.
Le Comité relève également que la persistance du phénomène des enfants en
situation de rue, constitue l’une des principales preuves de la fuite des responsabilités
des parents dont certains n’hésitent pas à s’opposer au retour en famille de leurs
enfants retirés de la rue.
Le Comité insiste sur la nécessité pour le Gouvernement togolais, de sensibiliser les
parents sur les conséquences de leur démission, sous prétexte de la pauvreté qui ne
doit pas être une excuse à leurs capacités à faire face à leurs responsabilités envers
leurs enfants.
Le rapport indique que les enfants deviennent adultes avant l’âge, les obligeant ainsi
à se prendre en charge plus tôt et donc leur entrée précoce dans le monde du travail
ou dans la délinquance.
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