23. Le Comité se félicite vivement des mesures législatives prises dans le Code de l'enfant pour interdire les châtiments corporels dans tous les contextes et du fait que le Bénin figure parmi les 7 pays qui ont pris de telles mesures sur le Continent. Bien qu'il s'agisse d'une action exemplaire, le Comité encourage l'État partie à faire de même en prenant d'autres mesures pour que les enfants vivent sans châtiments corporels dans la pratique. Le Comité note que, malgré l’interdiction légale, les châtiments corporels demeurent élevés dans l’État partie, en particulier dans les milieux familial et scolaire. Le Comité recommande à l'État partie de former et de sensibiliser les familles, les enseignants et les responsables des forces de l’ordre sur l’interdiction des châtiments corporels et sur les mécanismes de discipline positive. Le Comité encourage également l'État partie à poursuivre en justice les enseignants et les forces de l’ordre qui infligent des sévices quand ils disciplinent les enfants. En outre, le Comité recommande à l'État partie d’habiliter les enfants par le biais d'une sensibilisation à leur droit de ne subir aucune forme de maltraitance et aux procédures permettant de signaler les châtiments corporels et les abus lorsqu'ils subissent. 24. Le Comité note également avec satisfaction la création de 85 centres de promotion sociale, outils de référence et d’orientation et centres de transit pour les enfants victimes de maltraitance. Le Comité encourage l'État partie à doter ces structures institutionnelles de ressources humaines et financières suffisantes pour la réadaptation et la réinsertion des enfants victimes. Le Comité recommande à l'État partie de veiller à ce que les procédures dans ces structures ainsi qu’à la police et à la justice soient adaptées aux enfants pour éviter une seconde victimisation. E. Milieu familial et protection de remplacement 25. Le Comité prend note avec satisfaction des mesures législatives prises dans le Code des Personnes et de la Famille ainsi que du Code de l’enfant pour protéger la cellule familiale et garantir aux enfants le droit à un environnement familial. Responsabilité parentale et soutien familial 26. Le Comité apprécie le cadre normatif disponible pour le soutien aux familles, tels que le plan stratégique 2013-2017 sur le renforcement de la famille et la mise en place de programmes nationaux d'assistance et de filets sociaux pour les familles économiquement défavorisées. Cependant, des rapports indiquent que les fonds alloués aux régimes de protection sociale sont insuffisants, de sorte que les prestations sont pratiquement indisponibles. Il a également été signalé que le microcrédit provient d’acteurs non étatiques pour des activités génératrices de revenus. Le Comité recommande à l'État partie d'allouer un budget suffisant à la mise en œuvre et la durabilité des prestations de protection sociale destinées aux enfants de familles défavorisées. En outre, le Comité recommande à l'État partie de soutenir les acteurs non étatiques dans leurs efforts pour fournir des services de protection sociale. Maltraitance et négligence 27. Le Comité note que, si diverses Lois ont été mises en place pour préserver la cellule familiale, un grand nombre d'enfants vit dans la rue et se trouve dans des situations de 9

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