d'enregistrement et de certification gratuits ; le manque de sensibilisation sur
l'enregistrement des naissances ; et la disparité dans l'enregistrement de l’état civil entre
les riches et les défavorisés.
20. Le Comité souligne que la généralisation du système d'enregistrement des
naissances et l'augmentation du taux d'enregistrement des naissances nécessitent une
action rapide, car les documents d'état civil sont nécessaires pour accéder à divers
services sociaux. En outre, le Comité souligne qu'un système d'état civil efficace est
essentiel pour une planification et une utilisation efficace des ressources et de l'aide, ainsi
que pour un suivi précis des progrès réalisés dans le secteur. Par conséquent, le Comité
recommande à l'État partie de prendre des mesures concrètes pour que tous les enfants
nés sur son territoire aient un acte de naissance en renforçant les capacités humaines et
financières de la Direction Nationale de l'Etat Civil, de s'assurer qu'un service
d'enregistrement des naissances est disponible pour tous, et s'assurer que l'acte de
naissance est délivré immédiatement après l'enregistrement. Le Comité recommande
également que les services d’enregistrement et de certification des naissances soient
intégrés pour remédier à ce retard. De plus, le Comité recommande à l'État partie de
compléter la procédure d'annonce en ligne par des mesures permettant d'assurer
l'enregistrement et la certification de manière à ce que l'annonce soit documentée. Le
Comité recommande à l'État partie de mener des programmes de sensibilisation continus
sur l'importance de l'enregistrement des naissances ainsi que sur les procédures à suivre
pour l'enregistrement, de prendre des mesures pour simplifier les procédures
d'enregistrement et de certification ; de veiller à ce que le système soit accessible à toutes
les Communautés ; et de lancer des centres mobiles d'enregistrement.
21. En outre, le Comité encourage l’État partie à utiliser l’Observation générale N ° 2 du
Comité sur l’Article 6 de la Charte sur le droit à un nom, à la nationalité et à
l’enregistrement des naissances pour toute référence ultérieure et autres actions.
Liberté d'expression, de conscience, de pensée, de religion, de réunion et de
protection de la vie privée
22. Le Comité prend note avec satisfaction des mesures Constitutionnelles et législatives
prises par l'État partie pour garantir aux enfants l'exercice de leurs libertés
fondamentales. Bien que les mesures législatives soient primordiales pour garantir les
libertés fondamentales, le Comité est également d'avis que l'État partie doit prendre
diverses mesures positives compte tenu du fait que les enfants sont des détenteurs de
droits. Les enfants doivent être soutenus et habilités à exercer leurs libertés. En
conséquence, le Comité encourage l'État partie à informer les enfants de leurs droits par
le biais du système éducatif et donner aux enfants les moyens d'exercer leurs libertés
de manière raisonnable et utile. De plus, le Comité note, à partir de divers rapports, que
la pression familiale, ainsi que les influences sociales et culturelles limitent la capacité
des enfants à jouir de leurs libertés fondamentales. Il encourage donc l'État partie à
sensibiliser les familles et les Communautés à la création de plates-formes où les enfants
peuvent exprimer leurs points de vue et leurs pensées. Le Comité recommande en outre
que les parlements des enfants soient rétablis et que d’autres groupes et clubs d’enfants
soient renforcés et bien décentralisés.
Protection contre la maltraitance et la torture
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