17. À cet égard, le Comité encourage l'État partie à consulter la Stratégie Régionale de Nutrition de l'Union africaine (2015-2025) pour plus d’informations. Participation de l'enfant 18. Reconnaissant que le droit de participation des enfants est légalement prévu dans l'État partie, le Comité regrette qu'il n'existe aucune structure ni aucun mécanisme permettant aux enfants de participer utilement et de veiller à ce que leurs points de vue soient pris en compte sur les questions qui les concernent. Comme indiqué dans le rapport de l’État partie, ce qui a été également confirmé lors du dialogue constructif, le Comité apprend que le Parlement des enfants n’existe plus, en raison de l’absence présumée de représentation adéquate des enfants. Le Comité note en outre que les groupes d’enfants manquent de structures appropriées ; la Communauté décourage la participation des enfants ; les filles et les enfants en situation d’handicap sont particulièrement exclus dans tous les secteurs ; et la consultation des enfants dans les processus décisionnels fait défaut. À cet égard, le Comité recommande à l’État partie de prendre des mesures concrètes pour rétablir le Parlement des enfants, dans lequel tous les groupes d’enfants seront représentés. Le Comité encourage également l’État partie à mettre en place des structures d’enfants et à fournir un soutien aux différents groupes d’enfants afin de s’assurer que leur participation à ces groupes leur permette d’exprimer leurs points de vue, et que de tels points de vue puissent parvenir à la tribune appropriée. De plus, le Comité recommande à l'État partie de mener une campagne de sensibilisation continue pour changer le point de vue des familles et des Communautés sur la participation des enfants, ainsi que sur l'importance de faire participer les enfants aux questions qui les concernent. La sensibilisation est également impérative pour une participation inclusive de tous les groupes d'enfants. Le Comité recommande à l'État partie de créer une plate-forme pour consulter les enfants lors de la prise de décisions, par exemple lors de l'élaboration de Lois et de Politiques, ainsi que pour les mesures administratives concernant les enfants. D. Droits et libertés civils Nom, nationalité, identité et enregistrement à la naissance 19. Le Comité félicite l'État partie pour les diverses mesures qu'il a prises pour augmenter le niveau d'enregistrement des naissances dans le pays, y compris l'exercice de cartographie mené par l'État partie pour identifier, entre autres, le statut de l'enregistrement des naissances. Au cours du dialogue constructif, le Comité a été informé que la cartographie avait révélé que 1,8 millions d’enfants n’avaient pas de document d’enregistrement et que le Gouvernement avait lancé des campagnes gratuites d’enregistrement des naissances et de certification pour enregistrer les enfants dépourvus de documents. Le Comité félicite l'État partie d'avoir pris de telles mesures et d'avoir mis à disposition une plate-forme en ligne pour déclarer les naissances et la structure institutionnelle mise en place à cet effet, à savoir la Direction Nationale de l'Etat Civil au sein du Ministère de l'intérieur. Tout en se félicitant de ces efforts, le Comité note avec préoccupation le retard avec lequel les actes de naissance sont délivrés ; les droits de timbre facturés pour les actes de naissance malgré les dispositions légales en matière 7

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