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Allouer un budget supplémentaire à l'administration de la justice pour mineurs et,
partant, créer de nouveaux tribunaux pour mineurs dans plus de régions et former
plus de juges pour mineurs ;
Ou bien, placer les enfants en conflit avec la loi dans d'autres centres publics
existants, tels que les centres de promotion sociale, promouvoir des mesures
alternatives à l’emprisonnement ou créer des cellules séparées pour les enfants
placés en prison; et
Redoubler d'efforts pour que les enfants en conflit avec la loi bénéficient de services
tels que l'éducation, la santé, la protection, la participation et les loisirs.
Enfants dans les conflits armés
41. Le Comité note qu'il n'y a actuellement aucun conflit armé dans l'État partie et que
certaines mesures sont prises pour prévenir les conflits. Le Comité aimerait encourager
l'État partie à renforcer ses efforts de prévention compte tenu de la sensibilité de la
situation géopolitique de la région. Le Comité recommande que la sécurité des frontières
soit renforcée, que des activités d'éducation et de sensibilisation soient menées à
l'intention des enfants afin de prévenir les conflits et la radicalisation des enfants.
Enfants de mères emprisonnées
42. Le Comité note avec satisfaction que le Code de l'enfant énonce les droits des
femmes enceintes ainsi que des enfants de mères incarcérées. Au cours du dialogue
constructif, le Comité a été informé que les mères qui accouchent en prison sont sorties
de prison pendant 12 semaines et que les enfants peuvent rester en prison avec leur
mère jusqu'à l’âge de trois ans. Le rapport de l'État partie indique en outre que 3 057
enfants étaient en prison en 2015. Le Comité souhaite souligner que, selon la Charte, la
peine principale devrait être la peine non privative de liberté pour les mères qui ont des
enfants ou qui donnent naissance en prison, recommande donc à l’État partie de prévoir
de telles dispositions dans sa législation. De plus, dans les cas où la détention est
indispensable, le Comité recommande que les enfants ne soient pas emprisonnés avec
leur mère ; une alternative sera plutôt recherchée pour eux. Dans les cas où la détention
des enfants avec leur mère devient obligatoire, le Comité recommande vivement de leur
fournir un établissement séparé à l'extérieur de la prison où les enfants ont accès à
l'éducation, à la santé, aux loisirs et à d'autres services de base. Le Comité recommande
à l'État partie de veiller à ce que les enfants de mères emprisonnés ne se retrouvent pas
emprisonnés ou placés en détention en raison du statut de leurs parents et qu'ils soient
pourvus à tous leurs besoins tout comme les autres enfants. Le Comité demande en
outre à l'État partie de se référer à son Observation générale N ° 1 sur l'Article 30
concernant les enfants d’aidants incarcérés pour des mesures supplémentaires.
Le travail des enfants
43. Si le Comité note que le cadre juridique interdit le mariage des enfants et que l'État
partie est en train de créer une direction chargée de lutter contre le travail des enfants au
sein du ministère du Travail, il regrette de noter que le taux de travail des enfants dans
l'État partie s'élève à 53%, ce qui est en fait le deuxième plus élevé du continent. Le
Comité observe dans le rapport que le travail des enfants est profondément ancré dans
la famille et les communautés et qu’il a un impact considérable sur l’éducation et la santé
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