formé des enseignants et inspecteurs et introduit le programme de cours accéléré pour
les enfants qui abandonnent l’école ou qui redoublent. Le Comité se félicite vivement des
progrès réalisés par l'État partie en matière de taux de scolarisation et d'achèvement du
primaire entre 2002 et 2014 et de l'introduction de programmes de cantine scolaire. Le
Comité est toutefois préoccupé par le taux très bas de scolarisation dans l'enseignement
préscolaire, qui s'établit à 23,9%. La disparité entre les sexes et les régions sur le taux
de scolarisation ; l’augmentation du taux d'abandon scolaire qui est passé de 8,3% à
13,39% entre 2003 et 2012, comme indiqué dans le rapport de l'État partie ; le faible taux
d'achèvement au niveau de l'enseignement primaire causé par le redoublement en plus
du décrochage scolaire ; et l'incidence élevée de l'exploitation sexuelle des filles dans les
écoles. Le Comité recommande que l’État partie :
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Augmente encore l'allocation budgétaire allouée au secteur de l'éducation pour
construire plus d'écoles dans les zones isolées, augmente le nombre de salles de
classe dans les écoles pour des classes moins surpeuplées, embauche plus
d'enseignants pour une meilleure gestion des classes avec plus d’heures de
contact ;
Traite les problèmes de disparité entre les sexes dans les taux de scolarisation et
d'achèvement des études. Tout en se félicitant que le Gouvernement assure aux
filles de 10 ans ou moins l’enseignement gratuit, il recommande à l’État partie de
s’attaquer aux facteurs qui forcent les enfants à ne pas s’inscrire ni terminer des
études telles que les violences sexuelles à l’école, les grossesses précoces et les
pratiques néfastes. Le Comité encourage l'État partie à rendre les écoles sûres
pour la protection des enfants, à poursuivre en justice les auteurs d'abus sexuels à
l'encontre de filles dans les écoles et à fournir des services gratuits de santé
sexuelle et reproductives aux adolescentes dans les écoles ;
Identifie les facteurs qui ont conduit à une augmentation du taux d'abandon scolaire
des enfants, tels que le travail des enfants et la pauvreté et introduise des mesures
visant à maintenir les élèves à l’école en développant le programme de cantine
scolaire dans les zones à risque, en offrant des bourses aux enfants vulnérables et
défavorisés, en s'attaquant au travail des enfants, en fournissant des heures
alternatives pour la scolarisation des enfants qui travaillent ;
Forme en permanence les enseignants et les inspecteurs afin de veiller à ce que
l'enseignement respecte les normes minimales établies ; et
Intensifie ses efforts pour créer davantage d'écoles maternelles publiques et
sensibiliser le public à l'importance de l'éducation préscolaire en vue d'accroître le
taux de scolarisation dans ce domaine, dans l'État partie.
37. En ce qui concerne le droit à l'éducation des enfants en situation de handicap, le
Comité est extrêmement préoccupé par le fait que seulement 37% des enfants en
situation de handicap fréquentent une école et qu'il n'y a pas d'école publique pour les
enfants handicapés mentaux. Le Comité recommande à l'État partie de lutter pour
l'inclusion scolaire en veillant à ce que les écoles disposent d'enseignants pour les
enfants ayant les besoins spéciaux et d’installations et infrastructures nécessaires pour
répondre aux besoins des enfants en situation de handicap. En outre, le Comité
recommande à l'État partie de collaborer avec ses partenaires et de créer des centres
d'éducation pour les enfants handicapés mentaux. De plus, le Comité recommande à
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