réduction du taux de mortalité néonatale de 33 pour 1000 en 2015 à 12,5 pour 1000 en 2024, (iii) une réduction de la mortalité infantile de 67 pour 1000 en 2015 à 26 pour 1000 en 2024 ; (iv) une réduction du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de 123 pour 1000 naissances vivantes en 2015 à 47 pour 1000 en 2024 ; (v) les létalités liées aux maladies telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA seront réduites par rapport à leur niveau de 2015; (vii) le taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans passe de 31% en 2015 à 21% en 2024 et (viii) le taux de malnutrition aiguë de 9% en 2015 à 4% en 2024. 85. La Guinée a mis en place un programme national intégré d’alimentation et de nutrition qui comprend des interventions concernant la supplémentation en Fer/Folate des femmes enceintes au cours des consultations prénatales (CPN) et des semaines santé mère-enfant et la supplémentation en Vitamine A pour les mères en consultations postnatales (CPoN). De plus, des médicaments contre les vers intestinaux sont systématiquement distribués aux femmes enceintes à partir du 2ème trimestre de la grossesse au cours des CPN et des campagnes de la semaine santé mère-enfant. 86. Une alimentation équilibrée en micronutriments, en particulier, l’iode, le fer, la vitamine A est, non seulement, essentielle pour le développement de l’enfant mais aussi pour la santé des femmes. 87. Il faut retenir qu’en Guinée, près de 19 % des femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des cinq dernières années n’ont pas pris de fer en comprimé ou en sirop au cours de la grossesse de leur dernière naissance. Près de 39 % des femmes ont pris des vermifuges pendant la grossesse de leur dernière naissance, et 56 % vivent dans un ménage disposant de sel iodé 88. Dans l’ensemble, entre 2012 et 2018, on note une augmentation des pourcentages d’enfants ayant reçu certains micronutriments : le pourcentage d’enfants de 6-59 mois ayant reçu des suppléments de fer dans les 7 derniers jours a doublé, passant de 12 % à 24 % et le pourcentage de ceux ayant reçu des vermifuges dans les 6 derniers mois a augmenté aussi, passant de 29 % à 37 %. Par contre, le pourcentage ayant reçu de la vitamine A dans les 6 derniers mois est resté le même (41 %), et le pourcentage d’enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage disposant de sel iodé a baissé, passant de 66 % à 55 %. Recommandation 28. Le comité recommande le renforcement et la recherche de soutien financier et technique dans le cadre de la coopération internationale, y compris de la région, en vue de relever les défis auxquels le Gouvernement est confronté pour la réalisation des dispositions pertinentes de la Charte. 89. La part du budget de la santé sur le budget national est passée de 1,75% en 2013 à 8,20% en 2017. Cependant, les ménages constituent la première source de financement des dépenses de santé par le paiement direct, avec 62,2%5, suivi du financement extérieur qui est de 20%.Une source5 indique que dans la nomenclature budgétaire du ministère de la Santé, aucune ligne budgétaire n’est dédiée exclusivement à l’enfant. Toutefois des allocations budgétaires concernent des Rapport provisoire de l’étude sur des dépenses publiques dans des secteurs sociaux et l’espace budgétaire en Guinée réalisée par l’Unicef et le MASPFE en 2019 5 32

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