Par ailleurs, la loi n°11-001/AU du 26 mars 2011 portant Code de la santé précise
dans son article 4 alinéa 2 que : « la santé constitue un droit fondamental de tout individu
sans distinction de quelque nature que se soit. »
La santé constitue une des priorités du gouvernement depuis de nombreuses années.
Des progrès majeurs peuvent être notés pour la réduction de la mortalité maternelle
et infantile.
Pour répondre aux besoins de la population, les autorités ont décidé de développer
un certain nombre de programmes dont les plus importants sont : le programme de
santé maternelle et infantile de planification familiale, le programme de lutte contre
les endémies et épidémies avec une attention toute particulière à l’endroit des
groupes les plus vulnérables que sont la mère et l’enfant. A cet effet une direction de
santé familiale a été mise en place. Cette direction est divisée en deux services : le
service de santé maternelle et le service de santé infantile.
Toutefois, d’autres secteurs, comme la fourniture d’eau potable, et la dispense des
soins appropriés aux femmes enceintes et allaitantes, n’ont pas été appréhendés de
manière opérationnelle.
VIII.1. - Réduction de la mortalité maternelle
L’union de Comores a fait de la réduction de la mortalité maternelle un objectif
national.
L’année suivante l’adoption de la Charte, la feuille de route pour l’accélération et la
réduction de la mortalité maternelle et infantile a été lancée.
En 2010, le ministère de la santé avec l’appui de l’OMS et l’UNFPA a élaboré le plan
quinquennal pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle 2010-2014.
Ce plan entre dans le cadre de la stratégie d’une maternité sans risque, à laquelle les
Comores ont adhéré depuis 1987. Le document de stratégie de croissance et de
réduction de la pauvreté (DSCRP), et la politique nationale de développement
sanitaire (PNDS) 2010-2015 donnent une place importante à cette stratégie, y compris
à la planification familiale.
Des résultats encourageants sont actuellement observés, notamment en ce qui
concerne la réduction de la mortalité maternelle, ou les estimations donnent 172
morts pour 100.000 naissances vivantes contre 380 morts en 2003.
Cette nette amélioration s’explique, selon le rapport OMD 2013, par :
59