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à différents forums autres que le parlement des enfants. Le Comité encourage le
gouvernement à éduquer la communauté sur la participation des enfants afin de
permettre aux enfants de participer de manière significative. Le gouvernement est
également encouragé à consulter les enfants dans l’élaboration des plans, des
politiques et des lois qui influent sur leur intérêt et de s’assurer que la participation
des enfants à la gouvernance se réalise au niveau régional et au niveau du district.
Le gouvernement devrait s’assurer que les opinions des enfants ressortent dans les
rapports adressés aux organes conventionnels, notamment à ce Comité.
18.
Le Comité souligne qu’il convient d’accorder une attention particulière à
l’audition des opinions des enfants dans les procédures judiciaires dans toute la
République du Tchad. En outre, le gouvernement devrait appliquer dans toute la
mesure du possible les directives africaines sur la justice adaptée aux enfants
(2011).
D.
Droits et libertés civils
i.
Le droit au nom, à la nationalité et à l'enregistrement des
naissances
19.
Le Comité reconnaît que l’enregistrement des naissances est un droit pour
tous les enfants du Tchad. Cependant, comme il ressort des lois de l’État partie, une
sanction a été ajoutée à l’enregistrement tardif d’une naissance. Selon le Comité, la
peine y afférente peut faire que les familles qui n’ont pas pu enregistrer la naissance
de leur enfant à temps ne déclarent plus jamais cette naissance. En d’autres termes,
le fait de sanctionner l’enregistrement tardif des naissances peut avoir pour effet
d’empêcher cet enregistrement. Le Comité recommande par conséquent que
l’enregistrement tardif des naissances soit autorisé et gratuit. Le Comité encourage
également le gouvernement à s’assurer que les bureaux d’enregistrement et les
documents d’enregistrement sont accessibles à toutes les sociétés.
20.
Le Comité encourage l’État partie à commencer sans délai, l’évaluation
globale du système d’enregistrement des naissances, afin de renforcer la capacité
technique et institutionnelle des centres d’état civil et de sensibiliser à l’importance
des dossiers d’état civil dans les zones rurales en langues locales.
ii.
Liberté d’expression, liberté de pensée, de conscience et de
religion
21.
Le Comité reconnaît que le droit à la liberté d’expression est garanti dans le
cadre du système juridique tchadien. Le Comité encourage le gouvernement du
Tchad à sensibiliser la société sur le droit à la liberté d'expression des enfants afin
que la société respecte les opinions des enfants. En outre, les enfants devraient
avoir la possibilité d'accéder à l'information dans leur propre langue. Plus
précisément, les enfants des zones rurales n'ont pas accès à l'information dans leur
propre langue. Le Comité demande donc à l’État partie de fournir aux enfants, les
informations nécessaires dans tous les domaines, notamment les informations
relatives à leurs droits en vertu de la présente Charte, dans leur propre langue en
utilisant tous les moyens de communication disponibles.