Les difficultés - les populations justifient les mutilations génitales féminines par la coutume, ou par des exigences religieuses qu’il faut respecter. En conséquence, elles n’adhèrent pas facilement aux messages de sensibilisation ; - la répression au niveau judiciaire n’est pas encore rigoureuse ; - l’insuffisance d’information des populations sur les conséquences négatives de la pratique ; - les complices sont en général les parents directs de l’enfant. Les progrès - la restructuration du comité national de lutte contre la pratique de l’excision à travers la création d’un secrétariat permanent en 1997 ; - l’opérationnalisation des structures décentralisées du CNLPE au niveau provincial, départemental et villageois ; - la réalisation d’activités de formation à l’intention des chefs traditionnels, des représentants des congrégations religieuses, des associations de femmes, des forces de l’ordre, des magistrats, des mouvements de jeunesse, etc ; - la mise à disposition du comité d’une ligne téléphonique « SOS excision » ; - la création d’un site web (www.sp-cnlpe.gov.bf); - la prise en compte du phénomène de la pratique de l’excision comme un problème de santé publique, de violation de droits ; - l’engagement de la société civile à travers l’implication des leaders d’opinion ; la réparation par voie chirurgicale des séquelles de l’excision (Cf. également point 8 c)). Les perspectives - l’adoption d’un plan d’action national « Tolérance 0 à la MGF » ; 142

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