- le Code pénal quant à lui punit d’un emprisonnement de six mois à trois ans quiconque contraint une personne au mariage. La durée de la peine est variable selon l’âge de la victime : majeure, mineure, mineure de moins de 13 ans.  Au plan administratif Des actions d’information et de sensibilisation sont menées aussi bien par les structures publiques (MASSN, MPF, MPDH) que privées (associations) pour dissuader les parents de faire des promesses en mariage de leurs enfants. Les difficultés se résument en : - l’ignorance et la méconnaissance des textes ; - la pauvreté des parents, qui espèrent généralement tirer profit de l’union de leur enfant ; - l’influence négative de certaines pratiques traditionnelles et croyances auxquelles les populations sont très attachées. iii) Mariage forcé et précoce (article 21.2) Les mesures prises  Au plan législatif - la Convention du 10 décembre 1962 sur le consentement au mariage, l’âge minimum du mariage et l’enregistrement des mariages : le Burkina Faso, en la ratifiant, vise à protéger les filles contre les mariages précoces et forcés, généralement reconnus et encouragés par les coutumes. - le CPF fixe un âge minimum pour le mariage, soit 17 ans pour la fille et 20 ans pour le garçon (article 238), avec une possibilité de dispense jusqu’à 15 ans pour la fille et 18 ans pour le garçon. - le code pénal quant à lui réprime le mariage forcé (article 376). 136

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