des actions efficaces et efficientes en vue de les éliminer. A cet effet, la protection contre
les abus et les mauvais traitements a connu une évolution positive par le renforcement du
dispositif de protection par les services de la Police. Ainsi, il a été mis en place de manière
générale un centre national de veille et des numéros verts aussi bien pour la Police que
pour la Gendarmerie.
172. Les Brigades Régionales de Protection de l'Enfance (BRPE), mises en place en juillet
2009 par arrêté du Ministre de la Sécurité, sont opérationnelles. Agissant dans les régions
du Centre et des Hauts-Bassins, elles ont compétence pour connaître toutes les atteintes
aux personnes vulnérables, notamment les femmes et les mineurs.
Un outil supplémentaire de prévention et de lutte contre les violences faites aux enfants à
savoir le numéro vert 80 00 11 52 a été mis en place en 2010. Il est fonctionnel 24 heures
sur 24
v. Les autres formes d’abus et d’exploitation telles que la mendicité, la grossesse précoce,
etc. (article 29b.)
173. La question de la mendicité a connu une évolution avec la loi n°029-2008/AN du 15
mai 2008 portant lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées. En effet, cette
loi définit l’exploitation de la mendicité d’autrui comme le fait pour une personne
d’organiser ou d’exploiter la mendicité d’autrui, le fait d’entrainer ou de détourner une
personne pour la livrer à la mendicité, le fait d’exercer sur une personne une pression pour
qu’elle mendie ou continue de le faire. L’objectif poursuivi par ces faits est de tirer un
avantage financier, matériel ou tout autre avantage.
174. Outre la définition, cette loi sanctionne les faits de l’exploitation de la mendicité
d’autrui. Les sanctions se composent des peines d’emprisonnement qui peuvent varier
entre deux et cinq ans et/ou des peines d’amende qui varient également entre cinq cent
mille (500 000) et deux millions (2 000 000) de francs CFA.
Dans la pratique, outre la sensibilisation sur les méfaits de la mendicité sur
l’épanouissement de l’enfant, l’Etat renforce les capacités des structures publiques qui
contribuent à la prise en charge des victimes telles que la Maison de l’Enfance André
Dupont de Orodara (MEADO), le Centre d’Education Spécialisé et de Formation (CESF)
de Gampèla, l’Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO).
175. En dehors de l’action de l’Etat, il convient de souligner l���action des organisations de la
société civile. Au niveau communautaire, l’action de la Fondation pour le Développement
Communautaire (FDC) en collaboration avec la communauté musulmane du Burkina Faso
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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